Chalon sur Saône
Alors, ange ou démente, Mélanie Rodriguez ? Eléments de réponse...
Publié le 20 Mars 2016 à 14h24
Ca sentira le soufre le vendredi 1er avril à 20h au Théâtre Piccolo de Chalon-sur-Saône (au n°34 de la rue aux Fèvres) à l’occasion de la venue de Mélanie Rodriguez dans Ange&Démente. Ce pan des Evasions Rieuses d’A Chalon Spectacles ne devrait de toute évidence pas manquer de sel…celui de la vie dans toute sa splendeur lorsque son côté fleur bleue est réduit à néant !
Il y a deux ans que Mélanie Rodriguez s’est penchée sur ce spectacle, et elle ne commence à jouer à un rythme convenable que cette année, même si l’an dernier elle a évolué pendant trois mois au Théâtre de Dix heures (dans le 18ème arrondissement de Paris). Il lui reste potentiellement une belle marge de manoeuvre, puisque, en ayant la sensation de débuter véritablement avec toute la fraîcheur requise, elle souhaite poursuivre Ange&Démente au moins pendant une paire d’années.
Qu’est-ce qui a fait qu’un jour vous êtes allée vers l’humour ?
« J’ai toujours aimé ça, j’ai toujours voulu être comédienne, et en arrivant à Paris je devais travailler en trente-cinq heures pour pouvoir manger. La seule chose que je pouvais faire, c’était écrire des sketchs et le soir j’avais le temps d’aller jouer au café-théâtre. Ca s’est plutôt bien passé, du coup ça m’a motivée à écrire encore plus, et puis j’ai fait un festival, ce qui m’a amenée à devoir écrire de plus en plus et à créer mon heure de spectacle. Un jour j’ai vu à la télé deux personnages, j’ai éclaté de rire, et je me suis dit moi aussi je veux faire rire les gens, j’avais 14 ans. J’adore cela, ça fait du bien de faire rire un public. »
Vous êtes l’auteur d’Ange&Démente, alors passer de l’ombre de l’écriture à la lumière de la scène, au moins vous ne devez rien à personne ?
« Je bosse avec un coauteur depuis un an, avant il n’y en avait pas, donc on est tous les deux sur le projet. C’est sûr que c’est agréable de faire applaudir son propre travail. »
Est-ce un cadeau que d’être ange et démente ?
« Eh bien oui ! Parce qu’on me dit souvent : « Ah, tu as un visage d’ange, mais vu tout ce que tu dis il y a un gros contraste », et on se prend une claque dans la gueule ! »
Votre texte évolue-t-il au gré des réactions enregistrées dans les salles, ou est-il figé une bonne fois pour toutes ?
« Je dirais qu’il est figé. Je fais mon spectacle, les gens apprécient, je passe un excellent moment, et c’est ce souvenir-là, ce moment précis, que j’ai envie de garder, pas une vidéo. »
En tant que femme, pensez-vous devoir prouver davantage qu’un collègue ?
« Ah non, absolument pas ! »
Depuis 2014 vous mettez un point d’honneur à démocratiser un humour acerbe. Le public mord-il davantage à l’hameçon ?
« En fait, c’est comme Jean-Marie Bigard, il a choisi de faire un humour « vulgaire », assez trash. Je me suis mise dans un humour noir, ce n’est pas un spectacle familial, je ne veux pas plaire à tout le monde, mais plaire à un certain public, c’est ce que j’apprécie. Les personnes qui aiment l’humour noir viendront voir mon spectacle, et les autres, non, mais c’est ce qui fait ma singularité, je veux la garder. »
Qu’aura le public chalonnais à se mettre sous la dent ?
« Je parle des choses pas faciles de la vie, et justement, si des personnes vivent des choses difficiles, ont vécu des choses difficiles, ou pas spécialement, il faut venir un peu rigoler sur ces choses-là. Je fais un sketch sur les maisons de retraite où je joue une directrice qui est horrible avec ses « petits vieux » ; je ne me moque pas des personnes âgées, je me moque de la personne qui s’en occupe, et c’est ça que j’aimerais que les gens entendent, voient. Je dénonce un peu ce qui se déroule, c’est important, c’est un point de vue personnel, et ça fait du bien sur ces choses-là. »
Informations pratiques
Tarif unique : 22,00 euros. A Chalon Spectacles (03.85.46.65.89, [email protected]). Billetterie : Office de tourisme et des congrès du Grand Chalon (4, place du Port Villiers, 03.85.48.37.97) ; sur le Web : réseaux Fnac/Billetel et Ticketmaster.
Crédit photo : Denis Tribhou Michel Poiriault
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