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Mobilisation contre les discriminations syndicales
Publié le 29 Septembre 2016 à 06h13
Des syndicalistes de Saône et Loire ont fait le voyage jusqu'à Grenoble où un des syndicalistes était auditionné suite à l'organisation d'une distribution de tracts au péage de Villefranche en août 2010 ou à Bobigny devant le tribunal de Grande Instance suite à l'affaire de la chemise déchirée d'Air France.
Communiqué de presse
Aujourd’hui journée de lutte contre les discriminations syndicales.
Toutes entraves à l’exercice du droit syndical est une discrimination. Aucun militant ne mène son activité pour rire ou pour s’occuper. Bien souvent cet engagement est synonyme d’avancement de carrière plus lent, d’absence de proposition de promotion et j’en passe !
Ces discriminations syndicales ne sont pas toutes à mettre au même niveau, mais elles sont généralisées. Dans la fonction publique elles se traduisent par des pressions pour ne pas faire valoir ses droits à réunion, elles se traduisent par des remplacements qui ne sont plus assuré, laissant la charge de travail aux collègues. Oui la discrimination syndicale commence par là et combien en sont donc ‘’victime’’ ?
A un autre niveau, certains camarades du chalonnais les ont connues ou les connaissent encore, on pourrait citer des camarades de Gerrescheimer, d’amazon, du syndicat de la ville de chalon, les anciens salarié-e-s de Kodak pour leur réembauche. Chaque discrimination si peu important soient elles sont à combattre.
Mais aujourd’hui, ce qui nous rassemble est largement plus sérieux.
Aujourd’hui, notre camarade de Rhône Alpes sera auditionné à Grenoble, suite à l’organisation de la distribution de tracts, par 80 militants et militantes, au péage de Villefranche sur Saône en août 2010 lors du mouvement contre la réforme des retraites. Aujourd’hui, 16 salarié-e-s d’Air France sont convoqués au Tribunal de grande instance de Bobigny, suite à l’affaire de la chemise déchirée. (5 pour coups et blessures et 11 pour dégradation)
La Ministre du Travail a permis, le 5 août 2016, contre l'avis de l'Inspection du Travail, alors que le délai pour recours était épuisé, le licenciement de Vincent Martinez, délégué du personnel, élu CGT à Air France. Myriam El Khomri désavoue ainsi l'Inspection du Travail en revenant sur une décision pourtant longuement motivée, piétinant sans vergogne le Code du travail Nous ne sommes pas dupes ! Le gouvernement et la direction d'Air France sont complices pour mener la même politique ultra libérale et criminaliser toute forme de résistance sociale. Ils veulent des salarié-e-s dociles qui acceptent leur sort avec résignation y compris face à des menaces de licenciements massifs au profit du capital.
Casser les salarié-e-s qui défendent leurs emplois, briser les élans sociaux, créer des peurs... la répression syndicale reste un des moyens patronaux pour freiner le développement des consciences. On assiste à un 49-3 antisyndical. L’affaire de la chemise, est l’exemple de la violence sociale par rapport à la violence économique.
Dans un autre registre, l’affaire des Goodyear avait au début de l’année 2016 aussi déclenché une onde de choc. Alors que les plaintes de la direction avaient été retirées, le parquet avait quand même décidé de poursuivre certains salariés pour avoir retenu des cadres dans l’entreprise. Neuf d’entre eux avaient été aussi condamnés à de la prison ferme, une sentence très lourde, quasi inédite. Nous nous devons d’être présents pour les soutenir les 19 et 20 Octobre.
C'est notre liberté et nos droits à toutes et tous qui nous sont confisqués, bafoués.
Cette criminalisation de l'action syndicale est d’autant plus inacceptable et scandaleuse qu’elle vient du patronat mais aussi des pouvoirs publics.
Certain-e-s militantes et militants de la CGT, de par leur engagement, sont traités comme des délinquants. Ils sont trainés devant les tribunaux, dans des procédures de plusieurs années. Ce sont bien nos acquis qui sont dans la ligne de mire du patronat. Son objectif est de priver les salariés de toutes possibilités de s’organiser et de se défendre. Nous ne les laisserons pas faire. Nous nous battrons !
La peur doit être mise dans leur camp et ce ne sont pas les différentes condamnations politiques qui mettront au pas les travailleurs !
C'est l'embrasement de la grogne qu'ils craignent. C'est le peuple qu'ils redoutent !
Allons-nous laisser partir à la poubelle l’engagement de ces femmes et de ces hommes contre la loi travail durant ce 1er semestre, ou allons-nous redresser les têtes, bomber le torse pour aller chercher l’abrogation de ce texte qui avec les lois Macron et Rebsamen va permettre encore et toujours plus de discrimination syndicale.
Les combat perdu sont ceux que l’on ne mènent pas, alors camarades, on ne lâche rien !
Résistance ... résistance … résistance
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