Edito

La "douce" musique d'une hausse d'impôts qu'il faut taire ..

La "douce" musique d'une hausse d'impôts qu'il faut taire ..

Rappelez-vous, toutes les composantes du gouvernement avaient martelé la dialectique électoraliste du non-recours à la fiscalité. Le coup de gueule sur info-chalon.com.

Ils... entendez par "les politiques", ne sont jamais avares en grands propos lorsqu'il s'agit de fiscalité. Bien sûr en période électorale, ils sont en nombre à revendiquer le "zéro impôt supplémentaire", et puis la réalité vient frapper à leurs portes. D'autres maintiennent le "zéro impôt" tout en explosant la dette, comme si à un moment, la réalité n'allait pas venir s'imposer par elle-même. Quand-est-ce qu"ils" vont comprendre qu'on n'en peux plus de cette démarche malsaine ? Le coup de grâce est sans doute celui du passage de la TVA sur la consommation de nos factures énergétiques multipliée par 4. Franchement de qui on se moque ? Ah oui, le vilain canard est la réglementation européenne ! 

Le vrai sujet est celui de la perte de confiance dans notre contribution nationale.

 Chacun suspecte son voisin de mieux tirer parti que lui du système en France, et chacun soupçonne, logiquement, les plus aisés (bénéficiant d'un grand nombre d'abattements) de s’en sortir mieux que tout le monde, ce qui rend très difficile l’acceptation des réformes et des efforts à partager. Et c'est là tout le sens du moment, avec un ras-le-bol généralisé autour du trop payé pour le peu rendu. Plus les Français payent et plus ils constatent amèrement une dégradation de services publics. Il suffit pour s'en convaincre de relever la situation dans les hôpitaux ou dans les services de sécurité. 

Il est temps d'une vraie remise à plat du système fiscal français, un vrai chambardement, condition sine qua non d'une réappropriation de la chose publique. Le colmatage de la soute par temps de tempête est révolu. L'heure est venue d'un vrai courage politique, d'une remise à plat complète. Encore faut-il le courage politique d'entreprendre un tel chantier. 

Comment peut-on considérer que notre seule issue collective soit celle d'une nouvelle couche fiscale ? Comment peut-on considérer que la dette d'aujourd'hui ne soit pas l'impôt demain, sauf à mentir ouvertement pour mieux masquer ces insuffisances, en espérant passer la "patate chaude" à celui qui suivra, tant en l'accusant d'avoir mal géré. 

Qu'il est facile de jouer avec l'argent de l'autre, sans jamais en assurer les conséquences. 

Il est démontré que la hausse des prélèvements sur la consommation impactent plus fortement les classes moyennes et les ménages à plus faible revenu, provoquant une défiance toujours plus grande de ces classes sociales vis à vis des réformes sociales et surtout de la caste gouvernante. On ne cesse de le dire ici, à force de tirer sur la corde, vous aurez beau à appeler à la mobilisation électorale, la rage sera telle que nombre de Français iront se réfugier dans les bras de celles et ceux proposant un horizon plus verdoyant, même si on sait déjà que la parole politique ne tient que les temps des campagnes électorales. 

Laurent GUILLAUMÉ