Politique

CONFIANCE AU GOUVERNEMENT - "En l'état actuel des choses, il est hors de question d'apporter un quelconque soutien" pour Eric Michoux, député de la 4e circonscription de Saône et Loire

CONFIANCE AU GOUVERNEMENT - "En l'état actuel des choses, il est hors de question d'apporter un quelconque soutien" pour Eric Michoux, député de la 4e circonscription de Saône et Loire

"Les mêmes recettes entraînent les mêmes résultats" déplore le député de Saône et Loire alors qu'il sera à s'exprimer d'ici quelques jours sur un soutien ou pas à François Bayrou.

Ce lundi matin, jour de marché à Louhans, Eric Michoux a tenu une conférence de presse devant la presse départementale, afin de clarifier sa position sur le soutien ou pas à François Bayrou. "Je suis ni énervé ni hésitant" lance-t-il, comme une volonté de piquer son homologue chalonnais, Sébastien Martin, s'étant exprimé il y a quelques jours sur info-chalon.com. "Il ne se passe rien depuis 30 ans, à un moment, il faut une direction à suivre mais je suis constructif, optimiste et serein" face à ceux annonçant le chaos. 

"La seule solution proposée est celle d'augmenter la charge de l'impôt sur les Français qui travaillent ou ont travaillé"

La saillie du 1er Ministre sur les "boomers" à la retraite n'a pas été du goût du député Michoux, regrettant cette volonté de "toujours régler les soucis par la fiscalité. On ne fonctionne que par des rustines. Il faut aller dans la vraie rénovation du pays. On cible les Français qui ont fait la France des 30 Glorieuses, il ne faut pas oublier qu'on vit aujourd'hui en partie sur leur travail. On m'a toujours appris à balayer par le haut"

Eric Michoux a ressorti un certain nombre de positions évoquées à plusieurs reprises par les Ciottistes, les économies à faire sur plus de 1000 agences d'Etat, "qui ne servent à rien à part rendre l'Etat obèse". "Il faut s'attaquer aux 400 000 normes et règles régissant la France. L'Allemagne n'en a que 100 000 et elle vit très bien et procéder à une simplification administrative" très attendue. 

Autre sujet cher au député Michoux, celui des strates administratives, "qui n'ont aucune reconnaissance du suffrage universel". Partisan de la suppression des maillons départementaux et régionaux, et de l'instauration d'un grade intermédiaire à l'image des métropoles, le député de la Bresse ne manque pas d'aborder une certaine nombre de propositions, en espérant que le Premier Ministre s'en saisisse d'ici le 8 septembre, vote de la confiance au gouvernement. 

"Non je n'ai pas peur d'une dissolution. Qu'on retourne devant les électeurs"

"Il faut savoir ce qu'on veut être avec une ambition claire pour notre pays" rappelle le parlementaire, appelant de ses voeux à une nouvelle dissolution si les choses n'évoluent pas plus favorablement. "Je n'ai pas peur. Les électeurs choisiront" avec l'idée de les appeler à clarifier les choses et à ne pas "succomber aux négociations entre partis que tout oppose."

"Vous ne faites pas lever un peuple sur la question des moyens. C'est l'ambition qui motive"

Si la seule chose occupant la classe politique du moment est celui de la dette, Eric Michoux réprouve cette manière de sensibiliser les Français aux défis de demain. "Dans ce gloubiboulga politique, ne vous mélangez pas" lance le député Michoux, demandant à ses collèges parlementaires de se positionner clairement. 

D'ici le 8 septembre, "tout peut bouger mais en l'état actuel des choses, c'est non".