Edito

DISSOLUTION - Le RN engrange toujours plus d'intentions de votes

DISSOLUTION - Le RN engrange toujours plus d'intentions de votes

Ce lundi, au moment du vote de confiance accordé au gouvernement de François Bayrou, nombre de députés risquent d'avoir la main tremblante au regard des différents sondages plaçant le Rassemblement National toujours plus loin devant.

Une dernière étude d'opinions publiée ce dimanche matin et réalisée par Toluna Harris Interactive pour Challenges conforte la plupart des études déjà publiées. En cas de dissolution, le Rassemblement National devrait s'en sortir loin devant avec 33 % des intentions de vote en lien avec son allié UDR d'Eric Ciotti.  L'alliance PS/PCF/Ecologistes, sans La France Insoumise,  obtiendrait 19%. Le camp présidentiel de la Macronie  totaliserait difficilement les 15 % (Renaissance, MoDem, Horizons), alors que  La France insoumise et Les Républicains disposeraient chacun  de 10%. 

Des études d'opinions risquant d'être déterminantes dans la décision de dernière minute ce lundi. 

Concrètement comment ça va se passer ce lundi ? 

 À partir de 15 heures, François Bayrou prendra la parole à la tribune de l'Assemblée Nationale pour sa  déclaration de politique générale conformément à l'article 49 alinéa 1 de la Constitution, consacrée à la situation des finances publiques. Chaque groupe politique prendra la parole à l'issue de la prise de parole du 1er Ministre. Il reviendra à François Bayrou de répondre à chacune des prises de parole, en sachant qu'aucune limite de temps n'est imposée. A l'issue de cette dernière prise de parole du 1er ministre, les groupes politiques se retireront de l'hémicycle pour affiner leurs votes chacun de leurs côtés, pendant une grosse demi-heure. 

 Le vote de confiance de ce lundi se jouera à la majorité des suffrages exprimés, c'est dire qu'en l'état actuel des choses, les jeux semblent être faits, rien qu'en additionnant les voix des oppositions, le Premier Ministre ne disposant que de 210 voix. 

Du côté des députés Les Républicains, nombre d'entre eux devraient jouer la carte de l'abstention, afin de ne pas endosser ce que le Ministre de l'intérieur, Bruno Retailleau, a qualifié de "chaos".

Quoiqu'il en soit, le vote de chacun sera bien surveillé. 

Si la confiance ne devait pas être accordée au gouvernement, il sera prononcé démissionnaire conformément à l'article 50 de la Constitution. Attention, démission ne veut pas dire dissolution... Emmanuel Macron pourra nommer un autre ou même de nouveau François Bayrou à la tête de Matignon... ou annoncer une nouvelle dissolution de l'Assemblée. Mais celui qui voulait clarifier le jeu politique lors de la précédente dissolution n'avait pas mesurer l'éclatement des cartes politiques... 

Laurent GUILLAUMÉ - Photo Assemblée Nationale