Chalon sur Saône

MUNICIPALES 2026 - CHALON EN COMMUN s'élance dans une dynamique de rentrée

MUNICIPALES 2026 - CHALON EN COMMUN s'élance dans une dynamique de rentrée

L'objectif des municipales de mars prochain est fixé. Une partie des soutiens de Chalon En Commun était réunie devant l'Espace des Arts pour ce premier acte dans la droite ligne de l'Appel des 71.

C'est une liste citoyenne, écologiste, progressiste qui s'est dévoilée ce lundi soir pour ce premier acte publique, en attendant un grand nombre dans les mois à venir. "Ce n'est pas une affaire de partis mais une affaire de projets pour Chalon sur Saône" ont lancé en choeur les premiers piliers de cette dynamique, "entendant mobiliser tous les Chalonnais souhaitant faire bouger les choses."

"C'est un appel collectif de transformation, porteur d'avenirs" a insisté Clément Mugnier (PS), avec "au coeur de notre projet, la justice sociale, mère de toutes les valeurs". 

5 commissions thématiques et des ateliers constitutifs au futur programme municipal

Pas question de mettre la charrue avant les boeufs dans ce projet animant Chalon en Commun. Si aucune tête de liste ne sort du lot, l'idée est bien de mettre d'abord et avant toute chose "un projet pour Chalon sur Saône et les Chalonnais" loin "de ce pouvoir politique chalonnais qui oublie les habitants. Il est de notre devoir de nous recentrer sur notre intelligence collective, le reflet de la diversité des Chalonnais". Chalon En Commun va lancer tout prochainement une plateforme permettant de recueillir les doléances chalonnaises, autour de 5 thèmes centraux - Mieux vivre / Mieux habiter / Mieux grandir  et mieux vieillir / Mieux travailler / Mieux écouter, décider et mieux respecter.

"Chalon étouffe, Chalon s'essoufle, Chalon a besoin d'énergie face à ce climat pesant"

Unanimement, Amandine Ligerot, Clément Mugnier, Estelle Potherat, Jean-Michel de Almeida  et Alain Rousselot-Paillet, ont pointé l'attitude de Gilles Platret au cours des dernières années. "Nous aimons cette ville, et nous avons honte de ce qu'elle est devenue avec les polémiques à répétition portées par le maire". "La force d'une ville se mesure dans ses capacités collectives" insiste Jean-Michel de Almeida (PCF) appellant chacun à se saisir de l'opportunité des municipales pour s'imprégner de sa condition de citoyen, "tisser des liens, respecter chacun, ne léser personne, et agir toujours dans le sens de l'intérêt général". 

"Une ville qui rassemble et protège ses habitants, sur les questions de sécurité, de tranquilité, de mobilité"

Alain Rousselot-Pailley, conseiller municipal d'opposition, est allé plus loin dans les attaques vis à vis de l'équipe sortante, qualifiant Gilles Platret de "gestion autoritaire sans aucune vision d'avenir pour Chalon sur Saône. Son bilan est sans appel. Il ment aux Chalonnais sur la situation financière de la ville, avec 85 millions d'euros de dette contre les 74 millions en 2014, vous savez à ce moment là où la ville allait être sous tutelle. La capacité de désendettement de la ville est passée à 17 ans, c'est un record absolu" a-t-il lancé. 

"Il est temps que ça change et qu'une page se tourne"

"On doit mettre un terme à la brutalisation de la vie politique chalonnaise. On plaide pour un Chalon apaisé, pour redonner de l'élan à la ville, de l'air" ont lancé en choeur les porteurs de Chalon En Commun, avant d'évoquer "l'état de délabrement des bâtiments publics. Une dette pour demain qui ne dit pas son nom. Regardez tout simplement l'état des écoles chalonnaises !" insiste Jean-Michel de Almeida, avant qu'Estelle Potherat ironise sur "le plan canicule dans les écoles, avec la mise à disposition d'un appareil par école pour rafraîchir les locaux. Chalon n'est pas prête aux changements climatiques annoncés". 

Le moins qu'on puisse dire, c'est que le ton est donné pour cette campagne des municipales, et depuis bien longtemps, un bloc allant des communistes à l'aile sociale-démocrate, jusqu'aux simples citoyens engagés, en passant par les écologistes, est né. 

Laurent GUILLAUMÉ