Chalon sur Saône

Il commet des vols dans un magasin de sport de Chalon sud ... et s'en prend à un officier de police

Par Florence SAINT-ARROMAN

Publié le 09 Septembre 2025 à 07h13

Il commet des vols dans un magasin de sport de Chalon sud ... et s'en prend à un officier de police

Il a 40 ans, semble juvénile encore, comme ça, vu de loin. Le 2 septembre il a été interpellé par la BAC pour deux vols commis chez Intersport. Puis, au commissariat, ça s'est mal passé avec l'OPJ. Il est jugé en comparution immédiate ce 8 septembre.

 Ce 2 septembre, au magasin d'articles de sport, on voit qu'un homme quitte le magasin avec un maillot de foot et une paire de baskets qu'il a enfilés à l'intérieur de la surface de vente. Des employés le coursent et le retiennent jusqu'à l'arrivée de la police. Le mis en cause sent l’alcool.

Il déclare en audition : « J’avais plusieurs rendez-vous professionnels et de justice, j’étais habillé comme d’habitude avec des vieilles affaires sales. Je voulais me présenter proprement mais j’avais pas d’argent. » Pour ce faire, il pique un maillot de l’équipe nationale du Portugal et une paire de baskets Nike. Montant du préjudice pour le magasin : 300 euros. 

L’égalité, « en droit » (et non en fait), revendiquée mal à propos

Une fois arrivé au commissariat, il est remis à un officier de police judiciaire et ça se passe mal. La policière entend se constituer partie civile, pour un coup à l'épaule et une tentative de coup de coude. Elle conduisait le mis en cause du 2e étage au rez-de-chaussée. Il n'était pas menotté. A l'audience le prévenu, ancien toxicomane au casier « hyper chargé » dit la présidente, affirme des choses quant à la question de l'égalité entre tous, portée au fronton des mairies, etc. Passons.
L’OPJ le maintenait par le poignet et l’épaule, le mis en cause a tenté de se dégager, ça s’est fini au sol avec 5 ou 6 policiers en renfort.

Un casier « hyper chargé »

Son casier compte 13 condamnations pour des vols, 2 pour recels, 2 pour rébellions, et pas moins de 23 pour des infractions relatives à la législation sur les stupéfiants. Aujourd’hui il est sous méthadone et y a du mal de fait. 
L’OPJ est représentée à l’audience, elle entend se constituer partie civile. Le prévenu dit « on s’est pris le bec, mais elle en rajoute », tout en expliquant qu’il était speed et nerveux parce qu’il était en manque de méthadone.

6 mois de détention puis un sursis probatoire renforcé

Le tribunal le dit coupable et le condamne à la peine de 14 mois de prison dont 8 mois avec sursis probatoire renforcé pendant 2 ans. Maintien en détention pour la partie ferme. Obligations de travailler, de suivre des soins, de payer le droit fixe de procédure et d’indemniser la partie civile.

FSA