Opinion de gauche

"Sauver la République, pas les privilèges fiscaux des plus riches" pour Guillaume Badet

"Sauver la République, pas les privilèges fiscaux des plus riches" pour Guillaume Badet

 La situation politique de notre pays n’est pas uniquement le fait d’un homme, Emmanuel Macron (même si sa part est énorme), mais d’un système tout entier qui fait porter d’année en année le coût de l’endettement sur les classes moyennes et populaires.
Faire des économies ? Sans doute mais à quel prix ? Les recettes existent pourtant : la fraude fiscale des plus fortunés représente 80 à 120 milliards d’euros, ou 211 milliards d’aide publique aux entreprises sans suivi, lorsque François Bayrou demande au français, qu’ils jugent responsables, un sacrifice sur les acquis sociaux et sur notre patrimoine commun, à savoir le service public.
Il préférait donc sacrifier la santé et l’éducation, la transition écologique et tant d’autres services plutôt que de chercher l’argent là où il se trouve.
Cette incapacité à comprendre que taxer les riches, ce n’est pas une insulte mais de la justice fiscale, aura causé sa perte. Betharram, scénario cauchemardesque dans lequel il ne peut nier sa complicité, aurait déjà dû l'emporter.
Ce 8 septembre, François Bayrou est tombé, enfin, ainsi que son Gouvernement, illustrant à nouveau l'échec de la Présidence Macron.
La France, c’est pourtant bien autre chose : le pays du progrès technique et de l’ingénierie, du progrès social et humain. C’est tout cela qui forge l’identité française, qui forge le récit de notre nation. 
L’impasse politique actuelle est leur responsabilité : celle de la droite et de son extrême-droite complice. Bref, de tous ceux qui cherchent à préserver les privilèges des plus riches en faisant payer les plus modestes et/ou tentant de faire croire que le responsable, c’est l’étranger.

 


Guillaume BADET
Conseiller régional de Bourgogne-Franche-Comté
Premier adjoint - Savigny-sur-Seille