Bresse Chalonnaise

A Saint-Germain-du-Plain, le futur de la friche Bouillard soulève l'unanimité en réunion publique

A Saint-Germain-du-Plain, le futur de la friche Bouillard soulève l'unanimité en réunion publique

L'exercice d'une réunion publique sur un projet municipal d'ampleur est toujours sujet à interrogations. Jeudi soir dernier, autour du maire Christian Guigue, l'équipe municipale de Saint-Germain-du-Plain a présenté en détails le devenir de l'actuelle friche Bouillard.

Devant près de 150 personnes réunies dans la salle des fêtes communale, l'équipe municipale de Saint-Germain-du-Plain a tenu à réunir la population afin d'entrer plus en détails sur le projet de réhabilitation de la friche Bouillard. Un site industriel abandonné depuis des années au coeur du centre bourg et dont le devenir méritait une vraie prise de position politique. En acquérant le site et ses milliers de mètres carrés abandonnés, la commune de Saint-Germain-du-Plain fait un vrai pari, salué par Stéphane Gros - Président de la communauté de communes et Elisabeth Roblot - Conseillère départementale du canton, venus assister à la présentation publique.

Si tous les contours de la réhabilitation ont déjà été abordés par info-chalon.com( lire notre article précédent), Christian Guigue et son adjoint Ludovic Geoffroy, la question majeure du financement aura été au centre de la soirée publique, afin d'apporter le maximum de réponses et surtout lever toutes inquiétudes. 

Des financements garantis par courrier d'engagements sauf "révolution"

Christian Guigue s'est voulu très clair dans les coûts, s'appuyant sur un certain nombre d'audits réalisés par l'agence d'architecture lyonnaise Looking for Architecture, présente également à la réunion publique. Le prévisionnel HT des travaux fait état d'un total de 5,36 millions d'euros dont un peu plus de 200 000 euros budgétés par les aléas et imprévus. Face aux dépenses, le maire a présenté le tableau des recettes, avec un large soutien de l'Etat, réaffirmé par la Sous-Préfecture par lettre d'engagement. Par l'intermédiaire du Fonds Vert, le projet devrait bénéficier de 650 000 euros HT mais également de deux enveloppes réparties sur les années 2026 et 2027 dans le cadre de la DETR de 450 000 euros annuel. 600 000 euros seront apportés par la région Bourgogne-Franche Comté, 130 000 par le conseil département de Saône et Loire également sur deux exercices. Du côté de l'Europe, c'est une enveloppe garantie de 1 million d'euros annoncée jeudi soir, soit un total de recettes estimées à 3,3 millions d'euros. 

Un reste à charge de 38 % pour Saint-Germain-du-Plain 

Christian Guigue s'est voulu là aussi très rassurant quant au montage financier avec des négociations en cours sur les prêts bancaires à réaliser, entre 1,5 et 1,7 million d'euros dans le cadre d'un prêt sur 25 ans. En calculant la totalité des frais, les remboursements du prêt, des intérêts, du capital et des assurances, l'échéance annuelle reviendrait à moins de 100 000 euros.  Le maire a tenu à rappeler que la capacité d'autofinancement de la commune est de 597 000 euros par an. Une manière d'insister et de lever des inquiétudes sur la capacité de la commune à financer d'autres investissements dans les années à venir, tout en ayant une structure mixant sport/associations unique dans un grand rayon d'action. 

L'inquiétude sur l'accoustique, le stationnement ... et 

C'est bien-sûr la parole aux habitants qui était la plus attendue jeudi soir dernier. Le projet a globalement été applaudi par l'ensemble des participants même si des questions portant sur le stationnement, l'impact sonore sur les habitations riveraines ou sur le détail des travaux menés ont été posées. Des questions portant sur des détails, ne s'opposant pas au principe même du projet. 

Le calendrier réaffirmé

D'ici le mois d'octobre sera lancé l'appel d'offre lié au désamiantage des toitures avec la notification de l'entreprise retenue en décembre et le lancement des autres appels d'offre d'ici la fin de l'année 2025. Au printemps prochain, les entreprises retenues seront notifiées pour démarrer les travaux de désamiantage, de couverture, d'étanchéité et autre gros oeuvre. Des travaux qui s'étaleront sur 2026 et 2027. Ce n'est qu'en 2028, dans un second temps que les aménagements extérieurs seront realisés, "avec un très gros parti pris environnemental" ont précisé les acteurs du dossier. 

Laurent GUILLAUMÉ