Chalon sur Saône

Violences sexuelles ou sexistes, Vincent Thomas, Président de l'Université de Bourgogne-Europe met les choses au clair

Violences sexuelles ou sexistes, Vincent Thomas, Président de l'Université de Bourgogne-Europe met les choses au clair

Une mise au point visant les étudiants mais aussi le personnel de l'Université de Bourgogne-Europe.

Profitant de la rentrée solennelle des étudiants du pôle universitaire de Chalon sur Saône, Vincent Thomas a distribué un message clair et sans ambiguité possible vis à vis de celles et ceux adoptant des comportements violents au sein de l'université de Bourgogne-Europe. 

Le Président de l'Université Bourgogne-Europe a souhaité dans un premier temps, saluer les nouveaux étudiants ayant fait le choix "de notre communauté, cette grande maison qu'est l'Université Bourgogne-Europe, avec ses 3000 agents et ses 40 000 étudiants", avant d'évoquer les noms d'étudiants et de membres du personnel disparus au cour de l'année passée, "pourtant où je vais, j'évoque ces noms". 

"Ne pas engager les 328 millions d'euros de budget"

Manque de chercheurs, manque de moyens avec un déficit structurel de l'ordre de 30 millions deuros, rigueur budgétaire pour ne pas "engager les 328 millions d'euros de budget fixé et garder des marges", "tout en assurant un fond de roulement de 30 jours ainsi qu'une trésorerie d'un mois, en essayant de contraindre la masse salariale qui ne doit pas dépasser les 83 %, Vincent Thomas a joué la carte de la transparence absolue devant les étudiants chalonnais et le personnel de l'IUT, avant de pointer l'Etat dans sa responsabilité sur les questions de "la hausse du point d'indice des agents, la prime du pouvoir d'acaht sans aucune compensation accordée aux universités. Il faut bien comprendre qu'à un moment, ça coince."

Le dispositif menstruel entre en vigueur à partir de cette rentrée universitaire

Vincent Thomas s'est voulu pour autant plein d'optimisme avec des résultats très favorables pour l'Université de Bourgogne-Europe, évoquant un certain nombre de mesures mises en place, avec par exemple, le dispositif menstruel mis en place depuis la rentrée de septembre 2025.  Un dispositif de dispense menstruelle pour permettre aux personnes menstruées souffrant de dysménorrhées de justifier ponctuellement de leur absence, sans avoir à fournir de certificat médical. "Cette dispense repose sur une déclaration sur l’honneur. Le principe est simple, il suffit de transmettre sa déclaration sur l’honneur sous pli au service de sa scolarité qui en informe le responsable de formation concernée. Chaque année, la personne qui en fait la demande peut bénéficier jusqu’à 11 jours d’absence chaque année universitaire."

Une lutte réaffirmée contre les violences sexistes et sexuelles

Là aussi, le Président de l'Université s'est voulu très engagé dans sa démarche.  Vincent Thomas a rappelé l'adresse mail mise en place spécifiquement [email protected] à destination de tout étudiant désireux de dénoncer une situation. "Une réponse en moins de 48h vous sera donnée avant d'ouvrir une procédure administrative".  Un signalement officiel pouvant déclencher une procédure disciplinaire et/ou un signalement au procureur de la République. 

10 à 20 signalements auprès du Procureur de la République cette année

"Si les faits sont avérés, une sanction disciplinaire sera mise en place" a-t-il précisé avant d'évoquer "10 à 20 signalement cette année auprès du Procureur. Jamais ma main n'a tremblé pour saisir le procureur, y compris contre des collègues de l'Université. Chacun a le droit au respect" avant d'évoquer devant les étudiants le cas d'un professeur " qui instaurait un régime de terreur, un comportement inadmissible" ou un autre "il y a 3 ans condamné à 5 ans sans traitement" ou celui "d'étudiants sanctionnés pour un comportement contre une jeune femme". Une manière de rappeler que l'Université Bourgogne-Europe n'acceptera aucun comportement déviant. 

Laurent GUILLAUMÉ