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Face à la canicule, la température de l'eau n'est plus en capacité de refroidir les centrales nucléaires

Face à la canicule, la température de l'eau n'est plus en capacité de refroidir les centrales nucléaires

EDF a mis à l’arrêt le réacteur numéro 2 de sa centrale nucléaire de Golfech, dans le Tarn-et-Garonne. Une situation qui n'est pas sans rappeler aussi les limites de l'énergie nucléaire face à une surchauffe généralisée.

Une situation analogue est signalée sur le Rhône à la centrale du Bugey ainsi que sur celle de Nogent-sur-Seine. La capacité de production d'électricité a été réduite face à l'incapacité environnementale d'absorber de l'eau dans les fleuves pour le refroidissement des réacteurs.  Une eau prélevée déjà trop chaude étant à une température trop élevée pour être réinjectée dans la nature après le refroidissement. Parallèlement, un certain nombre d'incidents sont signalés face à des températures extrêmement élevées, mettant à mal le matériel et autres transformateurs. 

EDF se veut rassurant même si c'est l'équivalent de deux centrales nucléaires aujourd'hui à l'arrêt, et qu'une diminution de production devrait intervenir au fil des jours. Le paradoxe de cette souveraineté affichée par le gouvernement, c'est le recours en contrepartie aux centrales à gaz, au moment de la journée où la production solaire est amoindrie. 

Un vrai paradoxe démontrant si besoin était que le tout électrique ne doit pas être l'alpha et l'oméga des politiques publiques, et qu'une vraie révolution doit être posée sur la table, avant d'autres épisodes climatiques toujours plus impactants. 

Photo EDF