Chalon sur Saône

Bruce Lee et Lionel Boulet, deux destins réunis dans un même livre

Des collectionneurs de toutes sortes, ça pullule. Lionel Boulet a cédé comme les petits copains peu ou prou compulsifs, et sacrifié à sa passion dévorante : collecter autant que faire se peut ce qui a rapport à Bruce Lee (artiste martial, réalisateur, acteur, producteur, scénariste, philosophe sino-américain décédé dans sa 33ème année en 1973) et lui ayant même carrément appartenu, luxe suprême. Des pans de son appartement affichent des airs de galerie, mais ils ne sont à ce jour pas figés dans le temps et l’espace…

Entre 1.500 et 2000 pièces

A bientôt 36 ans, l’hyperactif Chalonnais éprouve l’impérieux besoin de vivre au milieu de bibelots notamment commençant à dater au vu de leur antériorité. «Je suis plus de l’époque Van Damme, mais j’ai toujours été fan de Bruce Lee, même si je ne me considère pas vraiment comme tel. Je collectionne sérieusement depuis à peu près dix ans, et en France, il y a deux très grands collectionneurs. Pour autant, je ne connais pas spécialement tout sur lui, et je ne lui consacre pas tout mon temps. Moi, je vis pour mes enfants. » Il n’empêche que le trentenaire revendique entre 1.500 et 2000 pièces se rattachant au natif de San Francisco. « Mon plus beau fleuron, c’est une lettre écrite de sa main, offerte par son ami Taky Kimura. J’ai aussi un étui à lunettes lui ayant appartenu, parallèlement aux figurines, DVD, affiches de tous pays… J’aime bien également exposer pour partager, quelquefois. D’autre part j’ai mes propres créations : statue, buste, scènes de film, images diffusées, et je me suis mis sur Facebook. Au début je souhaitais ouvrir un petit musée, finalement j’ai opté pour un site. »

Quelqu’un de bien

Ce qui lui importe, c’est en fait la portion invisible du personnage. « A un moment la philosophie de Bruce Lee m’a plus accroché que dans ses films. Depuis les années 70 il était pour tout le monde. Il avait cinquante, soixante ans d’avance. Il fait partie des cent personnes les plus influentes du XXème siècle. Il y a maintenant des millions de personnes qui sont fans de lui. On ressent la personne sincère. S’il était encore en vie, il serait un grand philosophe de notre temps. Il écrivait et lisait beaucoup, disait des choses vraies. Au sein de la famille, dans la vie quotidienne, on s’aperçoit qu’il a changé énormément de choses », s’enthousiasme-t-il. Lionel Boulet n’est pas du genre à se complaire dans l’immobilisme. Oh que non ! Et d’égrener quelques faits qui participent de son inclination : «J’avais créé un club avec mes amis, « La frenchie connection ». Ca a duré un an. En 2012, à Rome, j’avais reproduit toutes les scènes de « La fureur du dragon », j’étais passé sur D8. Et puis en 2013 j’ai participé à la première convention Bruce Lee, à Toulouse. Il y avait son meilleur ami et élève, Taky Kimura, âgé d’environ 90 ans, à présent gardien de la tombe à Seattle, aux U.S.A. » S’il n’a pas vraiment pratiqué les arts martiaux, Lionel pose un regard relativement distant sur l’un des aspects de celui qui est sa coqueluche. « Je ne suis pas un grand spécialiste du sportif .En revanche, mon fils de 12 ans est hyper- sportif depuis déjà 5-6 ans : il fait du full, du karaté, du MMA. Bruce Lee  a rassemblé à l’époque, il voulait prouver quelque chose. Pour lui tout était limité, le karaté, le judo, la boxe. Il a combattu très jeune dans la rue pour apprendre. Il a pris les meilleurs coups de chaque discipline, et il est devenu le créateur du jeet-kune-do. Ce n’est pas vraiment un art martial, c’est la personne qui se gérait elle-même. »

Un bouquin à double résonance

Domaine qu’il n’avait encore pas exploré, la rédaction d’un ouvrage sur Bruce. Mais pas seulement. « Il fallait que je raconte que j’ai perdu mon père à partir de 7 ans. C’est un peu mon histoire personnelle. Il y a deux parties, la vie de Bruce Lee et la mienne. J’ai plus vendu à l’étranger (60-70 %) qu’en France », narre-t-il  Le premier jet de l’ouvrage richement illustré est sorti avec un petit tirage (cent exemplaires, une autoédition limitée hors série. Avant de le mettre en vente en anglais et en espagnol pour le bonheur de ses près de 10.000 suiveurs sur Facebook, si d’aventure la prise en charge financière par le biais de My Major Company s’avérait fructueuse.  L’admiration portée par Lionel  n’est pas de la poudre aux yeux. « Bruce Lee a peut-être été un père de substitution. Je trouve remarquable d’avoir fait tant de choses en si peu de temps. Il faut aller au bout de ses rêves. Il pousse encore les générations d’acteurs… », conclut-il sans fermer la porte…

Ses coordonnées

-site web : http://www.collectionbrucelee.com

- page Facebook : https://www.facebook.com/CollectionBruceLeeCom

- page de vente et d’infos sur son livre “Itinéraire d’un collectionneur, Bruce Lee et moi : http://www.collectionbrucelee.com/book/fr/

- son projet MyMajor Company : https://www.mymajorcompany.com/itinéraire-d-un-collectionneur-bruce-lee-et-moi

                                                                                            Michel Poiriault

 

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