Chalon sur Saône

Un job en rapport avec les facultés d’Alin Ursu ? Lisa Villerot veille au grain…

Un job en rapport avec les facultés d’Alin Ursu ? Lisa Villerot  veille au grain…

Lectrice d’info-chalon.com, Lisa Villerot n’est pas restée insensible au cas d’Alin Ursu, en quête d’emploi. Au point même, après avoir décelé chez lui un potentiel à appliquer coûte que coûte, de vouloir mettre en adéquation ses possibilités et sa motivation avec le marché du travail. Pour elle ce n’est, au demeurant, plus qu’une question de jours avant que d’aucuns lui confient une quelconque tâche.

Elle est là pour décupler les forces de l’entreprise Groupe Indibat

Assistante depuis près de deux mois au sein de l’agence d’intérim Groupe Indibat, laquelle est spécialisée dans les entreprises du bâtiment du nord-est de la France (le siège social est situé à Besançon), la jeune femme est placée sous la coupe d’un directeur qui administre Dijon (une agence plus importante) et Chalon (opérationnelle en mars de cette année). « Je suis là pour développer l’agence, tandis que ma collègue Emilie, assistante elle aussi, est en place dans la capitale de la Bourgogne. Je fais de la prospection commerciale, j’organise des entretiens pour trouver du boulot aux gens, j’assume la gestion du quotidien (contrats de travail, offres de Pôle emploi, payes…). » Aider les autres est une seconde nature chez elle, même sortie de son contexte professionnel. Pas surprenant dans ces conditions qu’elle donne de son temps à l’association chalonnaise « Un avion, un enfant, un rêve ».

 

« …c’est certain, il aura quelque chose ».

Quant à Alin Ursu, son parcours à venir paraît linéaire, affichant bigrement des allures de conte de Noël. « Ca pouvait être intéressant de le recevoir, j’avais des choses à lui proposer. Après l’avoir contacté, il y a eu un entretien avec lui, qui s’est bien passé. C’est un jeune très motivé, je pense que c’est un bosseur. Je connais pas mal de monde à Chalon, et le patron du Café la Cathédrale, où Alin a travaillé, ne m’en a dit que du bien. Dès que j’ai quelque chose à lui dire il vient de suite. De plus il est très poli. Comme il était bloqué au niveau de la langue française, lui qui est arrivé dans notre pays fin 2008, il est allé dans une école pour l’apprendre». Ses aptitudes professionnelles sont de plusieurs ordres. « Il est aide-carreleur, aide-plombier, manœuvre, il peut faire de la peinture, de la maçonnerie », assure Lisa, reconnaissant que ce ne sont pas des paroles en l’air. « C’est quand même quelqu’un qui est diplômé : il a une équivalence du CAP en maçonnerie obtenu en Roumanie ». Lisa Villerot ne doute de rien. Bien qu’en filigrane à l’heure actuelle, le futur proche d’Alin Ursu porte en lui les germes d’un optimisme à toutes épreuves. « Au début de l’année on se met à la recherche, et mi-janvier, c’est certain, il aura quelque chose. Il s’agira de missions ponctuelles ». En cette période de vœux, c’est tout le mal qu’on lui souhaite…

                                                                                      Michel Poiriault