Chalon sur Saône

Séance danse pour les collégiens de Chalon

Séance danse pour les collégiens de Chalon

On se souvient du spectacle de danse de Nathalie Pernette, la peur du loup. Comment le corps de danseuse devient danse du loup, catalysant les sentiments, perception, émotions diverses. Le reportage photos d'info-chalon.com.

Chaque année, collèges et écoles incluent la danse dans le programme scolaire. Différents partenaires travaillent ensemble, l’inspection académique qui prône la danse dans le programme scolaire, le Conseil général qui assure le lien entre les partenaires, l’Espace des arts qui propose la semaine du théâtre pour enfants, et une des compagnies invitées. Virginie Daviot, chargée de mission danse, veille à ce que tout se déroule bien. Le but est de dynamiser la pratique de la danse dans les écoles sous forme de projets en faisant intervenir une danseuse.

Cette année, Régina Meieur, de la compagnie Pernette, intervenait dans trois écoles pour enseigner les rudiments du langage de la danse, 3 séances de 2 heures. Les professeurs font le suivi jusqu’à créer des moments de danse, des compositions de groupes, des duos ou trios.

Le principe est d’allier une classe de 6e collège et une Cm2 : collège Doisneau et école de la Citadelle, collège Camille Chevalier et école Rives de Saône, collège Jean Vilar et école de Crissey. Pendant l’année, les élèves apprennent et répètent puis les deux classes se rencontrent, montrent leur création, jouant tour à tour les rôles de danseurs et de spectateurs.

Après les deux représentations, Régina propose de garder certains mouvements qui sont intéressants, de les partager avec les élèves de l’autre classe, par petits groupes, et ensuite d’intégrer cela dans un moment de restitution tous ensemble. Elle a gardé le mouvement de serpent, de descente au sol et de contact.

Les élèves ont pu montrer leur talent : rythme, concentration, inventivité. Entre la 1ère fois et la restitution de ce jeudi, le changement est grand. Ils ont quitté leur timidité, osent danser avec l’autre, s’élancent, inventent, créent, certains sont plus doués que d’autres mais tous y prennent plaisir.

Ils se sont inspirés du loup, travaillant l’animalité. Le professeur veillait à la qualité corporelle, l’invention gestuelle. Les élèves dansaient sur des musiques du compositeur Hans Zimmer ou du groupe berlinois Einstürzende Neubauten.

 

L’école de la Citadelle participe à un concours national qui invite les écoles à représenter la guerre de 14-18. Le professeur d’éducation physique a choisi de créer un mini-spectacle de danse, sous le regard de Régina Meieur. La danse se déroulait en 3 parties, l’annonce de la guerre, la séparation et au milieu des combats, avec la mort d’un soldat dont on retrace les moments de vie. La classe de collège jouant le public a vivement applaudi.

 

Le rôle de Régina est de donner les clés pour comprendre le langage de la danse. C’est aussi pour eux une expérience sensible directe, qui leur permet d’appréhender le travail des danseurs et de comprendre un spectacle sur scène. Pour elle, c’est aussi l’occasion d’inventer de nouveaux modes d’apprentissage.

La réaction des élèves en fin d’expérience : "quand est-ce qu’on va le refaire ?" "On a bien aimé !" "C’était difficile d’apprendre aux autres." Régina, les a félicités, fière des élèves qui ont joué le jeu, se sont investis, bien concentrés. Les professeurs eux aussi étaient satisfaits.

Conclusion : des passerelles efficaces, une invitation florissante, une expérience enrichissante.

 

S.B.