Chalon sur Saône

Bons baisers de l'Ami-Deuche chalonnais en Corse

Bons baisers de l'Ami-Deuche chalonnais en Corse

La joyeuse bande partie de Chalon sur Saône a tenu à informer les lecteurs d'info-chalon.com de leur périple sur l'Ile de Beauté.

Le Départ…

Après la bénédiction du père N’Guyen en présence de Mr le Maire de Chalon Gilles Platret et le salut amical de tous les gens présents, l’heure est venue de prendre l’autoroute du sud, destination finale Marseille. Première escale à Feyzin pour déterminer la suite du parcours… Décision fut prise de prolonger sur la voie triple jusqu’à Montelimar ! Après une pause déjeuner sur l’air de repos bien connue avant de quitter le ruban bitumé qui a permis de rencontrer quelques futurs compagnons de l’aventure venant d’autres régions, nous avons continuer notre déplacement sur la mythique Nationale de Charles Trenet. Traversée d’Orange, visite improvisée d’Avignon qui a failli nous perdre dans les embouteillages du vendredi fin d’après-midi, décision fut prise de retourner sur l’autoroute, l’idée étant de rallier Marseille et l’hotel. A part quelques ralentissements aux entrées de la ville et l’égarement de quelques uns d’entre nous (3 voitures n’ont pas pris le chemin le plus direct… Que ne feraient ils pas pour visiter la cité phocéenne en douce ?!?!…). Nous avons réussi sans souci particulier à rallier l’hotel vers 18h30. Après quelques rafraichissements/Apéro, un bon repas au restaurant et au lit tout le monde pour larguer les amarres vers la Corse.

Samedi … Deuxième départ !

Rassemblement à 11h, c’est le départ avec escales vers le port d’embarquement. Pause boisson pour toutes nos deuches qui avaient bien soif après la journée de vendredi. Les chalonnais en force sous un grand soleil, un défilé sur la corniche a permis d’effectuer un petit tour de Marseille, même si ce n’était pas la route la plus droite pour la pause déjeuner prévue en terrasse à Gemenos, au pied de la Sainte Baume d’un côté et des collines de Pagnol de l’autre, avec une petite alerte mécanique en sortie de la Grande ville sur un de nos carrosses (Rien de grave, elle tousse ? un filtre à air à refixer et çà repart !). Un Pastis, quelques gorgées de rosé, un plat pour dire avec petit café ou thé et quelques douceurs plus tard, une action de fond a été menée avec un poil de mécanique sur le parking du restaurant pour un réglage de ralenti et un ajustement des Vis platinées pour la deuche convalescente du matin. Et les huit voitures se sont remises en route pour un galop d’entrainement de nos parapluies sur 4 roues en rejoignant le littoral avec l’escalade de la route des crêtes qui permet de rallier Cassis à La Ciotat via le Cap Canaille (plus haute falaise d’Europe tout de même, Respect les mécaniques !) pour quelques panoramas sympathiques. L’heure tourne et pour respecter les impératifs d’organisation, nous avons délaissé le bord de mer pour arriver sur Toulon vers 17h30. Accueillis par François (notre GO !) sur le parking pour la remise du Kit « participant » (plaque, Road Book, billets d’embarquement entre autres), nous nous avons diné sur le port de Toulon. 20h30, direction l’enceinte du port. L’embarquement des véhicules et des passagers était bâché vers 22h50 et les amarres larguées vers 23h. « Au lit on dort, viva Corsica ! »

Dimanche 27 : Corsica, nous voilà !

Au programme, 112 km de Bastia à Prunette via Loretto di Casinca

Météo du jour : Averses le matin, éclaircies l’après midi.

6H le réveil par la douce voix grésillant du haut parleur… et 7h c’est le débarquement du bord pour poser nos pneus sur l’ile de Beauté. Les murs de Bastia tremblent encore du rugissement de nos belles mécaniques. Après un guidage au cordeau de nos amis corses jusqu’à un parking aux abords du port de commerce, un bon petit déjeuner nous attendait au café de la Paix, place St Nicolas. Une fois les « deux pattes » restaurés (au sens humain s’entend !), le convoi (et non des moindres puisque nous parlons de 13 Deuches et dérivés, 5 DS, un Buggy et une Berlinette) encadré par l’Ami 8 de François (le GO en tête) et par la DS « Bleu presque intégral »(NDLR J) de Gérard en voiture balai s’est ébranlé sur les routes locales pour rejoindre Loretto di Casinca. Au travers de paysages magnifiques, nous avons croisé tout ce qui peut être commun dans cette belle contrée, veaux, vaches, cochons qui se promènent comme nous sur les chemins tortueux et s’arrêtent sur ou en bordure de chaussée tantôt pour un brin d’herbe, tantôt pour une « petite sieste ». Légèrement arrosé par une pluie fine, le maquis, les châtaigniers et autres plantes de toute la faune nous ont offert de magnifiques vapeurs d’essence (naturelle !!). Une pause à Penta di Casinca (Village complètement classé) s’est imposée afin de regrouper toutes les voitures. On nous annonce des inquiétudes pour la Berlinette (Renault… Renault …) a eu quelques soubresauts dans la montée. Elle craquera définitivement avant d’arriver à Loretto… pour le déjeuner.

Loretto di Casinca est un petit village en toits de lauze qui se situe à flan de montagne et offre par beau temps depuis son Belvédère un point de vue qui va du Cap Corse à Aleria.

Au menu de ce restaurant (U Ratagju) situé en cœur de village dans une ancienne châtaigneraie, bel accueil, joie partagée et bonne humeur au programme de ce premier repas commun avec charcuteries maison et spécialité locale de beignet de fromage de chèvre en entrée, lasagnes maison au bœuf en sauce pour le plat, fromage Corse et salade de fruit mentholée pour finir avec un pousse café local.

 

La caravane a repris sa route à travers la Castagniccia pour rejoindre Prunette située en bord de mer. A noter une escale à la source d’eau ferrugineuse (… le fer a dissoud, … C’est pas cher …) d’Orezza qui est aussi l’eau gazeuse locale, le passage dans plusieurs villages (Stazzona, Cervione) avec une belle et longue descente où les moins chevronnés ont vite appris à lâcher le frein pour le moteur sous peine de ne plus en avoir… de freins !

Arrivée à l’hôtel en bord de plage vers 18h30. L’organisation (François et Gérard pour ceux qui ne suivent pas) a reçu les cadeaux du club avec grand plaisir au cours de l’apéritif.

Diner tout aussi sympathique au restaurant de l’hôtel avec salade en entrée, suivie d’un sauté de poulet aux légumes, fromages Corses et salade de fruit orangée… (Annie Cordy est Corse ?!? on la croyait Belge…)

 

Lundi 28 : Là haut sur la montagne…Corse !

Au programme 116 km de Prunette à Corte via Urbino

Météo du jour : grand soleil le matin, alternances d’averse et d’éclaircies l’après midi dans les cols.

Départ de l’hôtel vers 9h direction le Sud sur la mythique mais unique Nationale 198 qui relie le nord au sud de l’ile en bord de mer (côté oriental) pour rejoindre le site archéologique d’Aléria et son musée pour une visite (ils sont fous ces romains !). Reprise de la direction sud jusqu’à Urbino.

Ce restaurant sur pilotis est situé sur l’un des deux étangs producteurs de coquillage de l’ile. Nous nous sommes donc régalés avec des huitres et des moules (crustacés nous avons dit !) en entrée suivis d’un plateau de crevettes, langoustines, calamars frits et friture, fromage Corse avec confiture de figues et des fruits au dessert. Tout ce qui nous a été servi, était plus que frais car élevé dans l’étang où péché à proximité, quel régal !

L’après midi, chapeaux de roue au programme avec le col de Sorba (1311m)  précédé d’une escale au bassin de retenu de la centrale hydro électrique, sans oublier la traversée du tunnel (oreilles et tympans sensibles, s’abstenir ! autrement dit par un animateur «  faites du bruit ! »). Traversée d’une magnifique forêt d’eucalyptus, puis de grands sapins malheureusement amputée sur une partie par un incendie il y a dix ans… impressionnant ! Arrivée à Corte sans encombre, juste une crevaison à signaler et une DS qui a eu un raté vite réparé.

Pour le soir, menu très léger à l’auberge de la Restonica (dans la vallée et en bordure de la rivière du même nom.

Soupe de légume pour l’entrée, sauté de sanglier à la Polenta (farine de Maïs) et dessert avec de la mousse glacée vanille délicieusement fondante et légère pour clore le diner.