Grand Chalon

Tour de table au Grand Chalon après les inondations de début novembre

Tour de table au Grand Chalon après les inondations de début novembre

L'épisode climatique des 4 et 5 novembre a été dramatique en terme de dégâts sur un grand nombre de communes du Grand Chalon. Ce jeudi soir, autour du Sous-Préfet de l'arrondissement de Chalon sur Saône, chacun des maires a pu évoquer le sujet en toute transparence.

"De mémoire de vignerons, pareille inondation remonte à 1965" a lancé Sébastien Martin, en guise de préambule, à la réunion qui était organisée ce jeudi soir, en présence d'un grand nombre de maires de l'intercommunalité et de Francis Cloris - Sous Préfet de l'arrondissement de Chalon sur Saône. "Le Grand Chalon a été fédérateur tant en terme d'expertise technique que d'appoints logistiques" ont souligné à tour de rôle même si tout n'a pas été parfait comme dans pareille situation d'urgence. 

24 communes ont entamé les démarches visant à une reconnaissance d'état de catastrophe naturelle. 283 dossiers ont été déposés par des particuliers ainsi que 41 entreprises a précisé Sébastien Martin, avant de céder la parole au Sous-Préfet afin qu'il précise les modalités administratives visant à la prise en charge par les assurances. 

Le 28 novembre dernier, le Sous-Préfet a adressé au Ministère de l'Intérieur, un rapport précisant les 32 communes de son arrondissement demandant une classement en état de catastrophe naturelle. La réponse (sans nul doute positive) devrait intervenir le 16 décembre. Après la parution du décret au Journal Officiel, les particuliers disposeront de 10 jours afin de prendre contact avec leurs assurances respectives. Un délais extrémement court et sur lequel, le Sous-Préfet a tenu à insister. La vigilance sera donc de mise pour toutes celles et ceux qui ont été victimes des intemperies et qui attendent une prise en charge par les assurances. 

La demande de prise de responsabilités des particuliers

Le coup de colère est venu de la part de Raymond Gonthier notamment, adjoint au maire de Champforgeuil, qui a appelé à la prise de responsabilités tant des communes en amont des rivières que des particuliers. "Des torrents se sont abattus sur notre commune, parce qu'en amont, l'entretien des berges n'était pas à la hauteur de ce qu'il aurait du être". Des propos validés par un certain nombre d'élus, qui ont depuis pris les choses en main sur leurs communes respectives. 

Le Grand Chalon disposera de la compétence GEMAPI  (sur les cours d'eau et rivières) à partir de 2016. Les événements climatiques de début novembre posent d'ores et déjà les jalons d'une réflexion qui risque d'être menée afin de prendre l'intégralité du bassin hydraulique chalonnais en question. Un sujet déjà évoqué par Alain Gaudray, maire de Fragnes à l'occasion d'une réunion publique à La Loyère, il y a quelques semaines, et sur lequel, il est revenu ce jeudi soir. 

En ce qui concerne les communes, victimes de ces inondations, la date butoir du dépot des dossiers d'indemnisations auprès des assurances est fixée au 2 janvier. Reste encore et toujours la question, des premiers frais engagés par les communes... un sujet sur lequel, l'Etat devra sous doute prendre ses responsabilités. 

A l'issue de cette réunion de travail, tous ont convenu, que communes et surtout particuliers propriétaires en bord de rivières devaient prendre leurs responsabilités quant à l'entretien... qui fait trop souvent défaut.

Laurent Guillaumé