Saône et Loire économie

Les GEIQ : La plus belle façon d’embaucher

Les GEIQ : La plus belle façon d’embaucher

C’est sous ce titre prometteur que se profile l’implication du groupement d’employeur dédié aux travailleurs handicapés pendant la semaine de l’emploi des personnes handicapées qui se tiendra du 16 au 20 novembre 2015.

Dans le cadre de la préparation de cet évènement, les sociétés fondatrices du Groupement d’Employeur pour l’Insertion et la Qualification destiné aux personnes reconnues « travailleur handicapé » se sont réunies dans les locaux de la société TOUPARGEL à Saint Marcel.

VITARIS (Le Creusot), B2S (Chalon), WEBHELP (Montceau) et TOUPARGEL (Chalon) ont souhaité s’associer à l’évènement en proposant des témoignages porteurs d’espoir et synonyme de réussite.

De plus, durant toute la semaine consacrée à l’emploi des personnes en situation de handicap, ces 4 sociétés ouvriront leur porte et recevront sur rendez- vous les personnes souhaitant  découvrir les métiers du télé-conseil et se voir proposer 1 formation de 12 mois.

Pour prendre rendez-vous pour visiter une des entreprises du groupement : 03.85.42.18.46.

 

C’est ce qu’ont vécu Virginie, Carmen et Alexandra qui ont bien voulu témoigner de leur parcours.

 

 

Pouvez- vous nous parler de votre formation initiale ?

 

Carmen : J’ai été déclarée inapte pour un problème au genou et j’ai du quitter mon métier dans l’horticulture. J’ai passé 3 ans sans emploi, le chômage et l’impasse qui se profilent. Tout cela a généré en moi une forte baisse de confiance.

Alexandra : J’étais en fin de contrat en tant que chargée d’accueil à la prison de Varennes-le-Grand.

Avec un bac techno secrétariat- comptabilité obtenu au GRETA avec mention bien je ne trouvais pas d’opportunité liée à cette formation.

 

Virginie : J’ai un bac STL Chimie et un BTS IAA (industrie agro- alimentaire). J’ai travaillé 7 ans chez DAUNAT comme ouvrière préparatrice et j’ai développé une maladie professionnelle aux épaules qui m’a conduit vers une inaptitude à mon poste.

 

Vous avez toutes les trois été déclarées inaptes à vos postes respectifs et reconnues « travailleur handicapé », que s’est il passé par la suite ?

 

Carmen : Pôle Emploi m’a convié à une réunion d’information sur les métiers du télé-conseil. Trop éloigné de mon parcours, ce secteur était pour moi synonyme de métier dévalorisant avec une image générale négative.

Alexandra : J’ai postulé, par une connaissance, auprès de la société TOUPARGEL qui a retenu sur mon CV le fait que j’étais Reconnue en Qualité de Travailleur Handicapée.

C’est en effet une des sociétés fondatrice de Handi Geiq Bourgogne. La mention RQTH n’est alors pas un frein et avec du recul cela m’a permis de vivre cette expérience qui est déterminante  pour mon avenir.

 

Virginie : Le traitement bureautique et le secrétariat m’ont été conseillé par rapport à mon handicap. Mais je n’ai aucune formation dans ce domaine. Pôle Emploi m’a proposé de participer à une réunion d’information collective organisée par Handi GEIQ Bourgogne. C’est très septique que je m’y suis rendue car j’avais une mauvaise image des Centres d’Appels qui ne sont pas épargnés par les médias. J’ai alors passé des tests qui se sont relevés très positifs.

 

Quelles ont été les difficultés au début de ce parcours ?

 

Carmen : Ce fut assez chaotique. Sur une mission pour un opérateur téléphonique j’ai du apprendre le métier et les produits et malgré l’envie j’ai fait un blocage face à toutes ces nouveautés. J’ai été soutenue et accompagnée par l’entreprise B2S et mon tuteur GEIQ. A force d’échanges et de conseils, ils ont mis en place une solution d’écoute psychologique grâce à un outil adapté à l’insertion, proposé par l’AGEFIPH. J’ai alors réussi à passer ce cap difficile et la lumière est apparue…

 

Alexandra : il est difficile de se projeter quand on se voit présenter un nouveau métier, j’ai simplement demandé à écouter les personnes en poste dès le stade de l’entretien de recrutement et on m’a positionné en double écoute et j’ai dit « essayons »

 

Virginie : J’ai décidé de ne pas me fier à l’image faite et de me faire ma propre opinion par l’expérience. Il m’a fallu 6 mois pour être convaincue et j’ai appris à aimer ce métier…

 

Quels sont les qualités personnelles requises et quels conseils donneriez- vous ?

 

Carmen : Avant tout je parlerais du bénéfice majeur de cette opportunité, le capital confiance qui est au plus bas et qui est boostée par cette formation. On change d’avis totalement sur ce métier en l’apprenant. Il faut être persévérant et bien entouré. Les bonnes personnes vous révèlent un potentiel ignoré et les problèmes deviennent des opportunités de solutions.

 

Alexandra : Il faut oser. Aujourd’hui c’est un métier que j’aime et je revis  d’être en contact avec des prospects, relever le défi d’en faire des clients fidèles. Volonté et motivation sont indispensables.

 

Virginie : Il faut essayer. La formation m’a appris à aimer ce métier. Il faut être persévérant et doté d’un fort caractère qu’il faut accompagner avec une forte motivation et de la « niaque » pour réussir.

 

Comment voyez- vous votre avenir ?

 

Carmen :   (arrive au terme de son année de formation en décembre 2015)

Je souhaite rester chez B2S et me voir proposer un CDI.

 

Alexandra :(termine son parcours de formation en mai 2016)

Finir ma formation et stabiliser ma situation dans ce secteur d’activité et au sein de la société TOUPARGEL.

 

Virginie : (après sa formation a passé 8 mois en CDD  et est en CDI depuis 1 an)

Malgré le fait que ma formation remonte à 2013 et que je sois en CDI, ce n’est qu’un début pour moi chez B2S.

 

Le mot de la fin sous forme de conseil ?

 

Carmen, Alexandra, Virginie : (sans concertation, toute le même) : FONCEZ !