Chalon sur Saône
"La guerre des garces" à Chalon le 4 mars. Par pitié, faites l'humour, pas la guerre !
Publié le 18 Février 2016 à 10h05
Après « Mon colocataire est une garce », « Ma colocataire est encore une garce », voici venu le temps de « La guerre des garces », volet ultime de la trilogie de la drôlesse caméléon. Pour ne pas passer à côté de ce chant du cygne et vous en mordre les doigts, les Evasions Rieuses d’A Chalon Spectacles vous serviront sur un plateau le vendredi 4 mars à 20h au Théâtre Piccolo de Chalon-sur-Saône la comédie qui a fait, et fait florès. Il n’y a en vérité aucune raison pour qu’il n’en soit pas de nouveau ainsi. Interview pour info-chalon.com
Hubert est un quadragénaire, par ailleurs comptable de profession. Nanti d’un nouvel appartement, il doit mettre fin à une disette d’une année s’agissant du célibat, vu qu’une tentative de rapprochement a été fixée en soirée avec Vanessa, une fille capturée par Internet. Tout semble a priori aller pour le mieux dans le meilleur des mondes, quand Marie, son ex, fait irruption sans crier gare...Acteur et coauteur (en compagnie de Michel Delgado et Carole Fonfria), de cette pièce qui a démarré à l’été 2014, a connu à ce jour une centaine de représentations, et vivra au moins jusqu’au mois de décembre 2016, Fabrice Blind dénoue quelques fils de l’écheveau de cette intrigue.
Cette guerre des garces est-elle un hymne à la phallocratie, peu ou prou détourné ?
« Non, parce que « La guerre des garces » en fait, la seule victime c’est un homme. Donc cette guerre n’a lieu que pour un homme, et plutôt pour le détruire. Ce n’est pas tout à fait phallocrate ! »
Comment avez-vous procédé pour cette écriture à six mains, dont deux féminines ?
« On a une technique, car ce n’est pas du tout la première pièce que l’on écrit ensemble, ça doit être la septième ou la huitième. Ca fonctionne bien, et c’est toujours appréciable d’avoir la version féminine quand on écrit une pièce, parce que nous les garçons on a toujours tendance à avoir des choses un peu plus brutes de décoffrage ! C’est une équipe qui fonctionne bien pour écrire assez rapidement, parce que ce n’est pas la chose que je préfère dans mon métier, donc j’aime bien que ça se fasse vite. »
Auparavant vous avez été coauteur de « Mon colocataire est une garce ». La voie devenait-elle dès lors royale ?
« Je ne sais pas, mais il y a même eu « Ma colocataire est encore une garce ». En tout cas ces pièces ont bien plu, notamment la première, « Mon colocataire est une garce », qui se joue toujours depuis quinze ans, et qui continue en tournée avec Maurice Risch et Evelyne Leclercq en ce moment. »
Quel est le pourcentage de certitude quand vous inventez sur le papier de quoi permettre au public de se payer une bonne tranche de rire ?
« C’est parce que ce sont des pièces bien rodées, et puis c’est une écriture avec une connerie à chaque phrase presque, mais avec une très bonne histoire aussi. C’est une comédie familiale également, on peut y emmener les enfants, mais pas trop petits non plus. C’est vraiment fait pour rire. On a l’expérience de plusieurs pièces qui montre que l’on sait faire ça. »
Qui se manifeste le plus dans les salles, des hommes ou des femmes ?
« Les deux, me semble-t-il. C’est assez partagé, pour le coup je les vois depuis la scène puisque j’y suis. Ce n’est pas là que l’on est le mieux placé pour voir les gens, mais j’ai l’impression que c’est tout le monde. »
Avez-vous déjà écrit seul une histoire, commandée ou pas ?
« Non, je n’ai jamais écrit seul, car pour moi l’écriture c’est quelque chose que je n’aime pas trop finalement, alors que je n’arrête pas d’écrire ! Donc je n’aime ça que quand je le fais avec quelqu’un, ça m’est arrivé avec différentes personnes. Je suis en train d’écrire une nouvelle pièce, il y en a déjà deux nouvelles d’écrites. »
Une suite à «La guerre des garces » est-elle prévue ?
« Pas du tout. On a décidé de clore les trois épisodes des garces, mais bon il ne faut pas dire : « Fontaine… ». Nous sommes partis sur d’autres sujets, d’autres histoires. Ce ne sera pas la garce. »
Des projets vous concernant sont-ils en cours d’exécution ?
«Oui, en ce moment je suis sur une autre pièce qui s’appelle « Piège à Matignon » avec Philippe Risoli et Nathalie Marquay. Elle tourne un peu partout en France, écrite par Jean-Pierre Pernaut et Nathalie Marquay-Pernaut. Je suis aussi dans une série, un programme court qui va bientôt arriver avec Jeff Panacloc et son petit singe Jean-Marc, sur TF1 je crois, je ne sais pas si je ne m’avance pas trop, dans lequel j’ai un petit rôle sympa. Et puis il y a plein d’autres choses qui sont en train de se connecter en ce moment… »
Infos pratiques
Tarif unique : 22,00 euros. A Chalon Spectacles (03.85.46.65.89, [email protected]) Billetterie à l’Office de tourisme du Grand Chalon (03.85.48.37.97), et sur le Web : réseaux Fnac/Billetel et Ticketmaster
Michel Poiriault
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