Chalon sur Saône
La cérémonie du 18 Juin 1940 à Chalon s/Saône
Publié le 19 Juin 2016 à 20h13
Le reportage photos par info-chalon.com
La cérémonie de l'appel du 18 Juin 1940 s'est déroulée ce samedi en fin de journée au monument aux morts à Chalon. Une cérémonie qui a eu lieu en présence de Gilles Platret, Miare de Chalon, Maire Mercier, Sénateur, Amelle Chouit, Conseillère Départemental, représentant le Président André Accary, Sébastien Martin, Président du Grand Chalon, le Capitaine Claire Chevalier de la Base Pétrolière Inter-Armées de Chalon et Jean-Charles Meunier, Bâtonnier. L'appel du 18 Juin fut lu par Pierre Mac Donough et le message du secrétait d'état aux anciens combattants, par Georges Guillermin qui excusait le Sous-Préfet absent.
Gilles Platret, Maire de Chalon, lors de son allocution : "Nous sommes les héritiers du général de Gaulle. Au-delà des appropriations plus ou moins spontanées, la figure du Général s’est imposée dans l’Histoire de France au point de devenir familière à tous les Français. Sans doute ceux qui l’ont connu, qui l’ont suivi sur les chemins de la Résistance, qui l’ont accompagné dans les heures solitaires de la IVe République, qui ont favorisé son retour en 1958 pour porter avec lui la Ve République sur les fonts baptismaux, ont-ils noué avec le grand homme une relation de proximité, qui les fait les véritables gardiens de sa mémoire. Pour ceux qui sont venus après lui, après les plages d’Irlande, après la messe de Colombey et celle de Notre-Dame, c’est-à-dire après le dernier souffle, le général de Gaulle apparaît comme un géant entré de plain-pied dans l’Histoire de notre pays. Le 18 juin 1940 est cette entrée. Nous savons ce qu’était la France en ce jour terrible. Un pays anéanti, une Nation renversée de ses illusions, aux gloires du passé humiliées par la flagrante défaite et la détestable tentation de céder à l’ennemi. Chez nous, le 18 juin 1940, c’est, avec la reddition de la place de Givry aux soldats allemands, la Liberté confisquée au Chalonnais pour plus de quatre années. Partout ailleurs, ce sont des colonnes de soldats sans chefs, promis à devenir prisonniers de guerre ; ce sont des villages désertés de ses habitants partis sur les routes de l’exode ; ce sont les premières réquisitions opérées par l’armée allemande. C’est déjà l’occupation qui se met en place, avec sa honte, ses dangers et ses rituels, notamment musicaux, à l’image de cette fanfare allemande qui parade en descendant la rue de la Citadelle au son d’une musique de Schubert… Mais le 18 juin 1940, c’est aussi le jour, le grand jour du Refus. Charles de Gaulle ne possède rien lorsque, la veille, il atterrit sur le sol anglais. Il n’a ni mandat, ni titre. Il est dépouillé de tout, sinon d’une chose : son patriotisme l’assure de la victoire à venir. Il est l’Homme de caractère, il est le Chef qu’il a si bien dépeint, quelques années plus tôt, dans son ouvrage "Le Fil de l’Epée". Et il aime la France, par-dessus tout. Le 18 juin 1940, c’est la journée du refus qui motive la lutte, c’est la lutte qui, appuyée sur les réalités, ne cesse d’entrevoir la victoire. Charles de Gaulle a compris que, si mal engagée en 1939, la guerre ne s’arrêtait pas aux revers de la Campagne de France. Que, le 18 juin, elle changeait de dimension et qu’elle était appelée à devenir mondiale. Les faits, qu’il a si bien anticipés, se conformeront à son intuition quatre années plus tard. Depuis, pendant 70 ans, notre sol national a connu la Paix. Celle-ci est désormais rompue. Nous sommes en guerre contre un ennemi qui maille notre sol. Nul ne lui est besoin d’infinies cohortes pour semer l’effroi dans nos rangs. Il lui suffit de quelques individus déterminés pour y parvenir. La peur est son alliée. La grande question est donc la suivante : serons-nous, comme de Gaulle dont nous reconnaissons la valeur, les promoteurs du Refus ? Par amour de notre pays, accepterons-nous de continuer la lutte pour faire vaincre nos idéaux ? Et de nous donner tous les moyens nécessaires pour y parvenir ? Si l’Histoire a un sens, le 18 juin est une leçon. La leçon de ce jour, c’est l’amour sacré de la Patrie, c'est le sens aigu de la Résistance, c'est la certitude inaltérable de la victoire à venir.
Vive la République !
Vive Chalon !
Vive la France !"
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