GEL DE PRINTEMPS - La Cave coopérative de Buxy fête son 90e printemps avec un gel de printemps historique

En présence d'Olivier Teinturier, Sous-Préfet de l'arrondissement de Chalon sur Saône, du député Raphaël Gauvain et des conseillers départementaux Dominique Lanoiselet et Sébastien Martin, les coopérateurs ont dressé également un bilan sur l'épisode printanier.

La cave de Buxy n'en est pas à son premier gel de printemps, au regard des 90 ans d'histoire accumulés au fil du temps, mais de toute évidence, celui qui a frappé la France il y a désormais une quinzaine de jours, restera dans bien des mémoires. Un gel de printemps qui vient s'additionner à trois années compliquées. Trois années de récoltes plutôt en retrait, auxquelles vient s'ajouter un contexte géo-politique tendu et pesant sur l'export des vins de la coopérative et bien sûr le contexte sanitaire lié à la covid. C'est dire l'accumulation pour la petite entreprise qui réalise quelques 40 millions d'euros de chiffre d'affaire, produit jusqu'à 70000 hecolitres "quand tout va bien" précise Rémy Marlin, Directeur Général de la Cave. 

Forte de ses 20 appellations différentes allant jusqu'au Maconnais et constituée de 213 familles, la cave coopérative de Buxy dispose de solides atouts dans l'univers viticole Saône et Loirien. "Le seul chemin pour l'avenir est celui de la recherche qualitative et de la typicité de nos vins" s'emploie à rajouter le directeur en présence des élus locaux et du représentant de l'Etat, Olivier Tainturier. 

Transition environnentale et digitale

Les viticuleurs ont rappelé les engagements portés par la cave de Buxy depuis de nombreuses années, notamment ceux sur la consommation d'eau, du traitement des effluents agricoles, de l'éco-conception, de la consommation de verre mais aussi de la question logistique. Même constat sur la question de la transition digitale avec toujours en arrière-pensée, "celle de limiter la pénibilité et de gagner en efficacité avec une politique d'investissement soutenue. On travaille sur les mutations économiques pour s'adapter aux nouveaux enjeux". 

Des attentes à court et moyen terme 

La vigilance de la part de l'Etat a été demandé sur les années à venir, "c'est en 2022 et 2023 qu'on va souffrir" a souligné François Legros, Président de la cave, "sans compter la sous-activité immédiate de la cave". Les viticulteurs ont demandé "l'éxonération complète des charges sociales sur deux ans et pas un report", mais également un soutien "sur le plan anti-grêle, l'idée de travailler collégialement sur la luttre contre le gel ainsi qu'un travail sur le système assurantiel ou encore "de se pencher sur le volume complémentaire plus important lorsqu'on est sur de bonnes années. En 2018, si on avait eu droit à un peu plus de volume, on aurait pu sauver quelques meubles aujourd'hui". 

La clarification de la ZNT

Les fameuses Zones Non Traitées ont été également abordées en présence du représentant de l'Etat, lui demandant à ce que le flou qui entoure la charge ZNT soit définitivement levée, afin d'apaiser d'éventuelles tensions avec les particuliers ou le milieu associatif. 

La question des fermages est elle aussi venue sur la table, "alors que les cours vont augmenter, les fermages vont suivre. Il y a une réflexion à poser également". 

Viticulteurs, élus et représentant de l'Etat ont tous dressé le même constat, "il faut absolument se projet et pas se contenter de réponses immédiates" alors que les aléas climatiques vont se répéter. "Comment adapter les pratiques culturales ?", la question de fonds a été posée. 

Laurent Guillaumé 

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