Saône et Loire

Un loup dans le Creusotois ? s'interroge la Préfecture de Saône et Loire

Un grand canidé a été pris en photo le 31 mai 2023 à l’aube dans un pré de la commune d’Essertenne. La qualité insuffisante des photographies n’a pas permis aux experts de la direction régionale de l’office français de la biodiversité (OFB) de confirmer avec certitude qu’il s’agit d’un loup. Cependant, cette hypothèse est loin d’être exclue.

Deux attaques pour lesquelles la responsabilité du loup n’a pas été écartée ont d’ailleurs été constatées ces derniers jours sur la commune d’Essertenne et sur la commune voisine de Saint-Pierre-de-Varennes. L’une a touché un troupeau de bovins, l’autre un troupeau d’ovins.

Le préfet invite les éleveurs à protéger leurs troupeaux face au risque de prédation. Il rappelle que, dans le cadre du plan loup, le ministère en charge de l’agriculture accompagne financièrement les éleveurs pour la mise en place de mesures pérennes de protection de leurs troupeaux ovins et caprins. L’achat et l’entretien de chiens de protection ainsi que l’achat de clôtures électrifiées sont finançables à hauteur de 80 %. Le préfet incite les éleveurs à répondre massivement à l’appel à projets ouvert jusqu’au 31 juillet.

Par ailleurs, le préfet rappelle que les éleveurs ayant des ovins ou caprins pâturant dans un secteur où des attaques « loup non écarté » sont recensées peuvent demander une autorisation de tir de défense simple pour leurs lots d’animaux protégés de manière effective dans un parc électrifié ou par un chien de protection. Pour les éleveurs bénéficiant d’une reconnaissance de non-protégeabilité partielle de leur troupeau, l’autorisation de tir est également valable sur les lots non protégés du troupeau. Seules quatre exploitations ovines du département bénéficient actuellement de ce dispositif.

Les troupeaux de bovins sont quant à eux reconnus comme étant non-protégeables suite à une première attaque sur l’exploitation pour laquelle la responsabilité du loup ne peut pas 

être écartée. Pour ces exploitations, la délivrance d’une autorisation de tir n’est pas conditionnée à la mise en œuvre préalable de moyens de protection des lots de bovins.

Les éleveurs dont les troupeaux subiraient une attaque de type canidé sont invités à contacter au plus vite le service départemental de l’OFB au 06 20 78 94 77 ou [email protected] .