Chalon /autour de Chalon

Un pyromane chalonnais à l'origine de 3 départs de feu, les 7,8 et 15 juin dernier, au tribunal

Un pyromane chalonnais à l'origine de 3 départs de feu, les 7,8 et 15 juin dernier, au tribunal

Ça faisait six semaines qu’il était locataire au 12 Grande rue à chalon. Il est l’auteur de 3 départs de feu dans les communs (les 7, 8 et 15 juin), et un de plus 30 rue des Cochons de lait (le 30 juin). Il a comparu en visio, ce jeudi 28 août. On l’a déjà vu à la barre.

 Le prévenu est né en 2002 à chalon sur Saône. Il n’a pas d’enfant. Il était en CDD chez Emmaüs. Il a fait état de consommations d’alcool et de cannabis, ainsi que d’un diagnostic de bipolarité sans jamais avoir pris de traitement adapté.

Le parquet a donc diligenté une expertise psychiatrique : elle n'est pas faite. Le tribunal doit renvoyer le jugement à plus tard - alors que le prévenu est incercéré depuis le 1er juillet dernier - car cette expertise est nécessaire. 

En effet, le 24 mars dernier, nous rendions compte d’un jugement : https://www.info-chalon.com/articles/2025/03/25/98443/tribunal-de-chalon-apres-les-incendies-de-voiture-de-chalon-un-chalonnais-a-la-barre/
Il sortait alors de garde à vue pour des véhicules incendiés. Ce même 24 mars, il était passé en CRPC défèrement (devant un procureur, dans les bureaux) pour ces six incendies volontaires, et avait accepté la peine 8 mois de prison assortis d’un sursis probatoire pendant 2 ans. 
Cela le met en état de récidive légale, et puis cela inquiète tout le monde puisque visiblement il ne parvient pas à s’empêcher, à se retenir, malgré son souhait de filer droit.

D’autres jugements à venir, mais il ne semble pas très sûr 

La présidente lui demande s’il a d’autres procédures en cours. Le prévenu ne comprend pas le mot « procédure ». La présidente reformule, il répond : « Si, j’ai d’autres jugements à passer, pour d’autres bêtises en fait, à propos de mon permis et je sais plus c’est quoi, le reste, après. »
La présidente lui demande quelles garanties il peut donner au tribunal, qu’il ne mettra plus les autres en danger. La réponse du jeune homme est à côté mais elle touche.

« J’aimerais… »

« J’aimerais sortir de prison, ne pas recommencer les bêtises, me tenir droit et filer dans le bon chemin, et avoir des soins en hôpital psychiatrique. Il y a quelques jours j’ai vu un psychiatre, j’ai un traitement pour les nerfs, ça va. Mais depuis que je suis arrivé, j’ai eu des menaces, je me suis fait frapper, alors je reste assis. Je voudrais sortir le plus vite possible. »

« Des craintes »

Le problème c’est qu’il ne propose aucune solution d’hébergement assez loin de Chalon, sa situation « n’a pas changé » dit son avocat. Et il manque cette expertise…
Maître Duquennoy représente les copropriétaires du 12 Grande rue : « Les copropriétaires souhaitent que monsieur ne puisse plus causer aucun dommage. » Le SDIS 71 est présent à l’audience : « Les soins sont extrêmement récents, il est en état de récidive légale, ça suscite des craintes. »

Maintien en détention

Le tribunal ordonne le renvoi à début novembre, ordonne également le maintien en détention du jeune prévenu, « compte tenu du risque de réitération et de garanties insuffisantes ». 
Un médecin psychiatre devrait venir le voir courant octobre.

FSA