Chalon sur Saône

TRIBUNAL DE CHALON - Ça insiste et ça conduit en prison

Par Florence SAINT-ARROMAN

Publié le 11 Septembre 2025 à 20h13

TRIBUNAL DE CHALON - Ça insiste et ça conduit en prison

Les vies amoureuses des êtres humains sont vraiment compliquées, bien souvent. C’est le cas de ce prévenu, et ces complications sont majorées par une situation pénale de haute volée.

 Ce jeudi 11 septembre, un homme né à Chalon en 1985, entre dans le box pour répondre de plusieurs infractions pour lesquelles il est en état de récidive légale. Condamné il y a deux ans, à une peine mixte avec un sursis probatoire comprenant une interdiction de tout contact avec sa compagne ainsi que l'interdiction de paraître à son domicile. La femme est condamnée également, aux mêmes interdictions (voir article, plus bas).

Pour bien prendre la mesure des infractions reprochées à cet homme, on va commencer par exposer les éléments dits de personnalités tels que la présidente les rapporte.

Le prévenu n'est pas marié, n'a pas d'enfant à ce jour, il travaille en CDD dans la restauration. Le travail, c'est pour répondre à une obligation de son sursis probatoire, mais ça lui faisait un bon salaire. Sauf que : 18 mentions à son casier, pour des outrages, des vols, des faits de violence. Il est sous méthadone et continue à prendre du cannabis. 

Il est en sursis probatoire jusqu’en mai 2026. La mesure fut suspendue pendant un temps d’incarcération, su 21 mars 2014 au 1er mars 2025. Les mois de sursis furent révoqués à deux reprises. Il n’en reste que deux. 
La présidente observe qu’il n’a pas saisi le projet construit en prison : aller vivre dans une pension à Tournus, « notamment pour l’éloigner de madame ». Eh non, il s’est installé, hébergé par quelqu’un, dans une des rues piétonnes du centre-ville.

« Madame est allée le chercher à sa sortie de détention » dira l’avocate du prévenu. On les a déjà vus, tous les deux : https://www.info-chalon.com/articles/2023/09/01/82827/a-chalon-des-mentions-au-casier-a-n-en-plus-finir-des-violences-conjugales-et-de-nouvelles-condamnations/ 

Ils ont donc repris une forme de relation, de mars à son interpellation le 8 septembre. Résultat : elle est enceinte d’environ 5 mois. Il voudrait un bracelet anti-rapprochement ? Elle refuse, et pencherait plutôt en faveur de son maintien en détention.
Le 8 septembre, il l’a giflée. Il a volé son téléphone en entrant par effraction (ce sont les préventions), et il a légèrement dégradé la télévision.

Le tribunal renvoie le jugement au 9 octobre, ordonne d’ici là le maintien en détention du prévenu.

FSA