Chalon sur Saône

CONSEIL MUNICIPAL DE CHALON - "Gilles Platret verrouille tout et musèle l’opposition !" pointent les élus de l'Union Populaire Chalonnaise

CONSEIL MUNICIPAL DE CHALON - "Gilles Platret verrouille tout et musèle l’opposition !" pointent les élus de l'Union Populaire Chalonnaise

 Communiqué de l'Union Populaire Chalonnaise 

Ce jeudi 9 avril s’est tenu un Conseil municipal important, avec 45 points à l’ordre du jour … et 1129 pages de documents à étudier en 5 jours ! Comment maîtriser tous les sujets dans ces conditions ?
Parmi ces 45 points, plusieurs ajouts dans le Règlement intérieur du Conseil ont démontré, une fois de plus, l’autoritarisme de M. Platret, qui entend bien régner dans sa nouvelle mandature en Maître absolu. Quoi de nouveau dans cette mandature ? La présence de 2 élus de l’Union Populaire Chalonnaise, dont le 1er à l’outrecuidance d’être membre de la France Insoumise.
Echaudé par la séance d’installation où notre prise de parole, argumentée et construite autour des valeurs que nous défendons, n’a pas plu à M. Platret, il a décidé de modifier le règlement intérieur pour nous museler !
 
Qu’a-t-il fait ?
-              En attendant la décision du tribunal, il maintient son article 7 qui vise directement notre seconde élue qui, pour l’instant, est empêchée de siéger car elle porte un voile : cela irrite le Maître !
 
-              Un article 7 bis est ajouté qui interdit la présentation d’images ou graphiques pendant les prises de parole. Lors du Conseil du 21 mars, Damien Saley a présenté des images de moines siégeant sans aucune difficulté dans certaines communes. Cela a déplu au Maître !
 
-              Article 11 qui restreint l’accès du public qui assiste aux séances avec l’ajout du mot « découvert » là encore l’intention est limpide : le Maître anticipe la présence « d’éventuels islamistes » de notre liste qui viendraient se glisser dans le public ! Mais désormais toute personne portant un couvre-chef, quelle que soit sa nature, ne pourra assister à la séance du conseil municipal. Le Maître a tout pouvoir sur vos vêtements !
 
-              Article 16 : deux ajouts de taille
 
1.        Limitées à 3 minutes désormais, les prises de parole vont nécessairement perdre en qualité. Le Maître n’a manifestement pas aimé l’intervention de Damien au Conseil du 21 mars : trop long, trop bien structuré ! Oui la démocratie, l’échange d’idées et d’arguments, cela prend du temps. Le Maitre n’a pas de temps à accorder à la démocratie !
 
2.        Le second ajout dans l’article 16 lui permet de couper la parole si l’élu qui s’exprime s’éloigne un peu du sujet traité. Là aussi c’est tellement clair : l’opposition ne doit parler ni trop longtemps ni d’une manière qui déplairait au Maître…
 
Nous avons déposé 10 amendements pour rétablir le règlement intérieur comme il était avant. Le Maître n’a même pas daigné lire les motifs de nos amendements et n’a même pas lu le contenu correctement ce qui a rendu leur présentation difficile à suivre pour les membres du conseil. Avait-il peur que ses élus se posent des questions sur ses méthodes ? Rappelons que nombre d’élus ont fini par le fuir au cours des 2 derniers mandats.
Ces ajouts sont graves et auront des conséquences sur la tenue des futurs débats au sein du Conseil municipal : ils ont pour objectif de réduire notre parole en nous apposant une muselière antidémocratique !
A la Commission Communale des Impôts Directs qui doit donner un avis sur les impôts décidés par la commune, au lieu de nommer des habitants tirés au sort donc neutres, il a nommé les fidèles membres de sa liste. Personne n’ira donc contester les impôts fixés par le Maître !
Par la suite nous avons demandé à ce qu’il y ait 10 sièges au lieu de 7 au CCAS de façon à pouvoir nous aussi y siéger. REFUS !
Nous avons demandé à ce qu’une place soit accordée à l’opposition (la nôtre ou celle de Clément Mugnier) partout où il y a trois sièges à pourvoir pour représenter la ville dans des organismes et associations partenaires comme les régies de quartier ou l’Harmonie municipale par exemple. REFUS !
Au final le Maître ne veut pas partager ses pouvoirs et entend verrouiller tout ce qui le dérange. Ce n’est pas, et ne sera jamais, notre conception de la démocratie.
« La démocratie, ce n'est pas la loi de la majorité, mais la protection de la minorité »
Albert Camus


L’Union Populaire Chalonnaise avec
Damien SALEY, conseiller municipal Union Populaire Chalonnaise – LFI
et Sabrina SARI, conseillère municipale Union Populaire Chalonnaise