Cinéma

«La Vie après Siham» : Une soirée cinéma sous le signe de l'émotion avec La Bobine

Par Karim BOUAKLINE-VENEGAS AL GHARNATI

Publié le 15 Avril 2026 à 08h00

«La Vie après Siham» : Une soirée cinéma sous le signe de l'émotion avec La Bobine

Une soirée au Mégarama Chalon où Namir Abdel Messeeh a eu un échange chaleureux avec le public. Plus de détails avec Info Chalon.

Jeudi 26 février 2026, l'association chalonnaise pour le cinéma, La Bobine, proposait une nouvelle soirée cinématographique au Mégarama Chalon, en présence d'un invité de marque : le réalisateur égyptien Namir Abdel Messeeh.

À 19 heures 30, les spectateurs ont pu découvrir en version originale sous-titrée «La Vie après Siham», un film profondément personnel qui a déjà conquis de nombreux festivals. La projection suivie d'un échange riche et chaleureux avec le public a été animé avec brio par l'équipe de La Bobine.

Un film intime et universel
Dans «La Vie après Siham», Namir Abdel Messeeh part d'une promesse faite à sa mère : réaliser un film ensemble. Mais la disparition de Siham bouleverse ce projet. Le réalisateur décide alors de poursuivre seul, en remontant le fil de son histoire familiale.

Ce voyage entre souvenirs intimes et références au cinéma égyptien donne naissance à un récit lumineux, mêlant émotion, humour et transmission. Le film explore avec délicatesse les thèmes de la mémoire, de l'héritage et de l'amour filial, avec une conviction forte : l'amour ne disparaît jamais.

Un parcours récompensé
Le long-métrage a été largement salué sur la scène internationale en 2025, recevant notamment le Grand Prix au Festival du film arabe de Fameck, le Grand Prix au Festival international du film d'Amiens, le Prix œcuménique et une mention spéciale du jury à Zurich, le Grand Prix et le Prix du jury étudiant au Festival 2 Valenciennes ainsi que le Prix du public et le Prix du grand jury au Festival du Grain à démoudre à Gonfreville-l'Orcher.

Preuve, s'il en faut, que le film a fait mouche à chaque fois. Et le public du Mégarama Chalon n'a pas fait exception.

Un échange privilégié avec le public
À l'issue de la projection, le débat a permis aux spectateurs d'échanger directement avec le réalisateur. Namir Abdel Messeeh est revenu sur la genèse du film, son rapport à l'intime et à la mémoire, mais aussi sur la place du cinéma égyptien dans son travail.

Cette rencontre, fidèle à l'esprit de La Bobine, a offert un moment de proximité rare entre un cinéaste et son public, dans une ambiance conviviale et attentive.

 

Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati