Nord de l'agglomération

La bande dessinée, encore langue officielle de Farges-lès-Chalon le dimanche 31 mai

La bande dessinée, encore langue officielle de Farges-lès-Chalon le dimanche 31 mai

On ne peut changer quoi que ce soit du passé. En revanche, on peut espérer encore agir sur l’embryonnaire très court terme. Si la première journée du 8ème festival de BD de Farges-lès-Chalon, ce samedi 30 mai, est hors d’atteinte, la seconde journée reste consommable ce dimanche 31 mai…

Quand ça en vaut la peine, ça en vaut la peine !

Davantage colonisé par les puristes et les aficionados de ce mode d’expression artistique, le début du week-end est caractérisé par la venue de personnes ne reculant devant rien en termes de kilomètres engouffrés pour se rendre dans le village du Grand Chalon. Quand on aime on ne compte pas c’est bien connu, et ce ne sont pas ces bédéphiles en provenance directe de Belgique, Suisse, ou encore Cogolin (à proximité de Saint-Tropez), une énumération non exhaustive, qui désiraient bouder leur plaisir…Patrice Putin, la locomotive de l’association du cru Saône en bulles, cellule planificatrice, aura pu compter sur l’engagement d’une quinzaine de bénévoles pour que chacun y trouve son compte. En mettant les petits plats dans les grands, les forces vives ont fait, et feront, ce qui est en leur pouvoir afin qu’aucun grain de sable ne vienne enrayer la mécanique huilée à la force du poignet. L’enjeu s’avère de taille, étant donné que bon an, mal an, entre cinq cents et sept cents visiteurs s’en viennent crédibiliser l’événement.

 

Le concert pacifique de nations armées de leur seul crayon…

Des bédéistes dont la renommée n’est plus à faire, attendus de pied ferme, et pour certains ne se rendant jamais autrement en France, voici le terreau répandu sur le tapis rouge. Originaires d’Italie, de Serbie, de Bosnie-Herzégovine, et bien sûr du pays de Molière, vingt-et-un sont-ils à donner le meilleur d’eux à leur public aux yeux de Chimène. Celui-ci n’hésite d’ailleurs pas à faire le pied de grue de longues minutes dans une ambiance très respectueuse, histoire de quérir, outre les albums retenus, l’admirable dessin en guise de dédicace. Cette plus-value tombe sous l’évidence, en s’inscrivant dans la tradition. Les exemplaires empruntés à la fantaisie, l’historique, la guerre, l’aventure, le manga, etc. pullulent, et sont dépendants pour l’acte d’achat, de la librairie chalonnaise « L’antre des bulles ». Indépendamment de la noria d’ouvrages d’occasion…A noter que chez les auteurs la parité n’est qu’une vue de l’esprit, puisque deux dames seulement émargent, à savoir Maria Riccio et Perrine Chevau…

Les modalités pratiques

Les échanges et autres réjouissances se dérouleront dans la salle municipale des Jandelles ce dimanche 31 mai, de 10h (sans doute avant si tout est en ordre de marche) à 18h. Coût de l’entrée : 3,00 euros (la gratuite est accordée pour les enfants de moins de 12 ans accompagnés). Restauration rapide prévue.

Serait-ce le chant du cygne ?

Le spectre de la cessation de vie a été évoquée à partir de ce dimanche soir par le président Putin pour ce festival, lequel ne bénéficie d’aucune subvention…Alors amonceler environ 12.000 euros pour que chaque  année les festivités sans frontières soient renouvelées est assimilable à une tâche titanesque autant qu’époumonnante. A cette heure il y a beaucoup plus de chances que l’on aille vers la fin d’une période culturelle relevée et partageuse. A moins qu’institutions, ou (et) sponsors, ou (et) mécènes, jugent que mourir de la sorte après avoir tant apporté n’est pas une fin en soi…

                                                                                                               Michel Poiriault

                                                                                                               [email protected]