Côte chalonnnaise
Le Plan Saisonnier Vendanges initié par le Medef de Saône-et-Loire toujours plus plébiscité
Par Laurent GUILLAUMÉ
Publié le 03 Juin 2026 à 21h20
3 ans après le lancement de l'opération, initiée en Saône et Loire, sous l'impulsion du MEDEF de Saône et Loire, en partenariat étroit avec les services de l'Etat, le plan vendanges entend dépasser la barrière du millier de personnes recrutées.
Dominique Dufour, Préfet de Saône et Loire, a tenu à être présent ce mercredi matin chez Laurent Cognard, viticulteur de Buxy, afin d'assister à la présentation 2026 du dispositif Plan Vendanges qui n'en finit plus de séduire les professionnels de la vigne, toujours confrontés au problème de la main d'oeuvre, notamment pendant les vendanges.
Une problématique main d'oeuvre dépassant le seul spectre des vendanges
Co-piloté par la DDETS - Direction Départementale de l'Emploi, du Travail et des Solidarités, et par la plateforme 1 Territoire/ 1 solution, le Plan Saisonnier Vendanges réussit en moins de 3 ans, la difficulté de réunir tous les acteurs de l'emploi, de France Travail aux Mission locales, Cap Emploi, le Conseil départemental de Saône et Loire ou toutes les plateformes mobilité existantes.
Ciblant en priorité ce public éloigné de l'emploi, les vendanges sont l'occasion rêvée de remobiliser ces publics dont la question de l'accès à l'emploi est au coeur de toutes les attentions.
562 personnes éloignées de l'emploi ont travaillé dans les vignes et 80 domaines viticoles mobilisés
Ce mercredi, domaines viticoles habitués à s'imprégner du dispositif et petits-nouveaux sont venus aux nouvelles, afin de mieux appréhender le sujet, alors que les vendanges 2026 devraient se jouer dans la deuxième quinzaine d'août.
Tous ont à coeur d'imaginer des solutions plus pérennes alors que la saisonnalité des saisonniers s'est totalement chamboulée au fil du temps, avec un besoin de main d'oeuvre de plus en plus important tout au long de l'année. La filière viticole entend bien s'imprégner de toutes les solutions possibles, jusqu’à mutualiser le personnel, mettre en place des groupements d'employeurs à l'image de ceux portés par la Chambre d'agriculture de Saône et Loire dont le succès n'est plus à démontrer.
La question de la mobilité des saisonniers et leurs logements
Les deux problèmatiques sont toujours autant d'actualité dans la filière viticole, alors que la question du logement sous tente est repartie devant le Conseil Constitutionnel, et que les solutions sur la question de la mobilité peinent encore à trouver toutes leur côté opérationnel. Avec une main d'oeuvre africaine ou d'Ukraine, la question du permis de conduire et sa reconnaissance sur le territoire national a été évoquée sans qu'aucune vraie solution n'émerge, en dehors de celles portées par le Plan Vendanges, et ses transports collectifs mis en oeuvre.
Une stratégie gagnante bien appréciée par l'ensemble de la filière viticole, espérant même une extension du fonds transport à l'ensemble de l'année, tant les besoins dépassent les seules vendanges. Une manière aussi de venir parasiter le démarchage des prestataires "clés en mains", faisant appel à une main d'oeuvre étrangère, dans des conditions régulièrement dénoncées. Une question sur laquelle là aussi, le Préfet de Saône et Loire, a demandé la plus grande prudence des professionnels de la vigne et du vin, rappelant leur "solidarité" en cas de problème.
Un schéma opérationnel co-construit par les usagers et félicité pour son efficacité
Si 19 bénéficiaires du RSA avaient répondu à l'appel en 2024, ils étaient près d'une centaine l'année dernière. Un chiffre qui s'annonçe en nette augmentation, d'autant plus avec le maintien des indemnités, insiste Dominique Lanoiselet, conseillère départementale du canton et maire-honoraire de Buxy.
Dominique Dufour a profité de l'opportunité pour saluer l'ensemble des acteurs engagés dans "cette réponse pratique et pragmatique qui vous rend la vie plus facile. Des actions très concrètes et très professionnelles dans l'esprit du réseau pour l'emploi".. d'autant plus que les projets de recrutement en bonne et due forme sont évalués à près de 3000 emplois en Saône et Loire, dans le seul secteur de la vigne et du vin.
Laurent GUILLAUMÉ
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