Rugby

RUGBY/ANNIVERSAIRE - Souvenirs du titre de champion de France de Fédérale 3 avec Ben, Raph, Caba et Nanard

RUGBY/ANNIVERSAIRE -  Souvenirs  du titre de champion de France de Fédérale 3 avec Ben, Raph, Caba et Nanard

Il y a quinze ans à peine. Il y a quinze ans déjà. Leur mémoire est incertaine mais leur cœur, lui, n’a pas oublié. Les mélomanes auront reconnu les premiers mots de : Un été de Porcelaine de Mort Schuman.

 . Caba, Ben, Nanard et Raph n’ont rien oublié de cette saison 2010-2011. De ce titre de champion de France, de tout ce qui les a portés cette saison-là vers les sommets. Ils n’ont qu’à fermer les yeux pour ouvrir la boîte à souvenirs.


5 essais en 30 minutes !
« On était tous chalonnais, confirment-ils. Et ça, c’était notre force ». En effet, hormis Julien Carraud, le seul rescapé « étranger » de l’ère Fédérale 1, tous les joueurs qui composent le groupe ont été formés à Chalon. « Il y avait Yo Landry, notre coach, qui n’était pas chalonnais, mais on avait joué ensemble des années auparavant » rappelle Nanard. « Il était presque chalonnais, en tout cas, il méritait de l’être » sourit Ben, auteur de cinq essais face à Sarcelles, le tout en 30 minutes, record du club. « On faisait en sorte de lui filer tout le temps le ballon » éclate de rire Raph le « Facteur » surnommé ainsi pour la cinquantaine, voire plus, d’essais, inscrits au cours de la saison. A l’instar également de Fabien « Flash » Grimaud, qui n’avait qu’à déployer sa grande carcasse pour filer à dame à répétition.
« Physiquement, on était dans une forme olympique. C’était Olivier Barthaud notre préparateur physique, c’était top avec lui » reconnaît le Facteur. « Devant ou derrière, on était injouable pour toutes les équipes » enchaîne Ben. « On avait et on donnait l’impression que tout était facile, en fait, ça l’était pour nous, tellement on était en confiance » rajoute Caba.

Apéro dans les chambres
Et les matches s’enchaînent au fur et à mesure des week-ends qui rassemblent de plus en plus de monde au stade Léo-Lagrange, dans ce terrain Louis-Brailly, aux  allures de forteresse imprenable. On vous l’a dit déjà, 22 matches de saison régulière, 22 victoires. « Notre seul regret c’est de ne pas avoir atteint le plus 1000 au goal-average, sourit Caba. On est resté bloqué à +999  (rires) ».


Jusqu’à la finale, tout n’est que formalité. Rituels habituels. « Ce qui nous revient en mémoire rapidement aujourd’hui c’est le week-end de match, on avait hâte de se retrouver, on montait dans le bus, on arrivait à l’hôtel, on dormait à deux dans les chambres, moi, c’était avec Caba, raconte Ben. Ensuite, apéro dans notre chambre ou celle de Nanard ou de Raph. En fait, on avait une tellement grande envie de se retrouver qu’on ne voulait pas que la saison se termine ».


Du orange partout
Elle se terminera cependant le 26 juin 2011 avec le Bouclier de Brennus de Fédérale 3, un Bouclier qui dort aujourd’hui dans les archives de la mairie de Chalon. « Il serait mieux au club » avoue Caba. « La descente du bus à Beaurepaire, c’était dingue », reprend Ben. « Voir tout ce monde quand on est descendu et arrivé dans le stade, il y avait du orange partout » s’émerveille encore Nanard.


De l’avant-match, Caba n’a conservé aucun souvenir précis. « Les discours de notre capitaine Gigi – Cédric Girard – on les écoutait à peine (sourires), on peut lui dire maintenant. Il montrait tellement de dévouement sur le terrain. Moi, tous ces trucs avant le match, je n’y prêtais aucune intention » assure de son côté Caba. « En fait, on faisait notre job, on jouait, on gagnait, c’était tellement facile pour nous » confirme Ben. « On n’était jamais pris, si devant, ça ne passait pas, nous derrière, on se chargeait de faire la différence et si derrière, on avait des difficultés, les gros faisaient le job. Un vrai travail d’équipe » explique Raph le Facteur. « Un travail de potes qui jouent les uns pour les autres » enchaîne Caba. « On jouait tous les matches avec le plus de sérieux possible, c’était ça aussi la clé de notre réussite » conclut Nanard.


Invincibles Tango
Le tout pour boucler une saison invaincue. 29 matches Lunel compris, 29 victoires. Des invincibles. Les invincibles tango pour l’histoire. « C’est ce dont je me souviens le plus » affirme Ben. Leurs adversaires de l’époque également qui n’ont jamais oublié ces quinze Tango avides de succès et tellement revanchards. Historique.


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