Rugby

RUGBY - RTC : Quand un Verri peut en cacher deux autres

RUGBY - RTC : Quand un Verri peut en cacher deux autres

 Ils ne seront pas un, ni deux, mais trois Verri la saison prochaine au sein de la grande famille du RTC. Si Alex se charge de l’entraînement, Ylan de la troisième ligne aile ou centre si besoin, le petit dernier, Tylio, mais pas le moins costaud, entre sur la scène également au poste de… talonneur. Tiens comme son paternel. « Son point fort c’était le lancer et l’agressivité. Mon lancer n’est pas mauvais et je suis plutôt agressif même si ce n’est pas ma qualité majeure, mais je suis encore jeune » indique le cadet des Verri, 19 ans en août prochain et encore toutes ses armes à faire dans le monde de l’ovalie.


Le rugby à 5 ans !


A contrario de son frère aîné Ylan, Tylio a débuté le rugby à 5 ans, à peine, sur les bords de Saône à Villefranche. Jusqu’en U18, il se nourrit de cet apprentissage caladois. « Mais à un moment, il fallait que je parte. Je voulais voir autre chose, un autre rugby, un autre club » se souvient le jeune Verri, un gaillard de 110 kg pour 1,80 m. « Attention, ce n’est pas mon poids de forme, je pèse habituellement 104-105 kg ».


De Villefranche aux espoirs de Mâcon, un saut facile à réaliser. Surtout quand le coach porte le même nom. « Ce n’est pas toujours simple d’être coacher par son père. Il est exigeant, il nous en demande toujours plus à mon frère et moi » concède Tylio. Au sein de cette formation espoir mâconnaise, il se taille une place de choix. Titulaire la plupart du temps au talon, et remplaçant parfois, mais toujours dans le groupe. « En fait, je n’ai loupé que le premier match amical de la saison parce que j’étais mineur ! »


L’esprit Tango


Mais tout a une fin et de Mâcon, malgré son équipe de Nationale 2 qui le fait rêver, Tylio plie bagages. « Je ne voulais pas faire comme mon frère Ylan, m’entraîner avec les pros et ne pas jouer » explique-t-il. Et comme papa Alex et frangin Ylan avaient rejoint la cité de Niepce du RTC, l’étudiant en commerce se lance à son tour. « Le projet club m’a séduit. Ici, c’est une ville qui respire le rugby, comme le stade d’ailleurs où on sent l’esprit tango. Je suis venu jouer avec Villefranche ces dernières années, maintenant, j’espère que je jouerai contre eux ces prochains mois » rigole le talonneur.


Prêt mentalement et physiquement


Il sait que ces 19 ans peuvent constituer un frein cette saison à son intégration totale dans l’équipe première mais il est venu pour ça. Pour ce défi d’être le talon d’un RTC ambitieux, qui rêve de retrouver ses premières amours : la Fédérale 1 – qui se nommera Nationale 3 la saison prochaine-. « Mentalement et physiquement, je suis prêt. Je dois encore bosser, je sais et j’en suis conscient mais j’ai envie, je suis déterminé » assure-t-il. Qui pourra le stopper alors ?


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